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Bénéfice d'une supplémentation en vitamine D chez des enfants autistes

WASHINGTON, 28 novembre 2016 (APM) - Une supplémentation en vitamine D a permis de réduire les signes et symptômes d'autisme chez des enfants, selon les résultats d'un petit essai clinique international.
Il s'agit du premier essai randomisé en double aveugle contre placebo montrant l'efficacité de la vitamine D3 chez des enfants avec des troubles du spectre de l'autisme, notent Khaled Saad de l'université d'Assiout (Egypte) et ses collègues dans le Journal of Child Psychology and Psychiatry (JCPP).
De précédentes études avaient montré que les enfants autistes présentaient un déficit en vitamine D mais il manquait des essais cliniques pour valider l'intérêt d'une supplémentation.
Pour cette étude, ils ont inclus 109 enfants avec un trouble du spectre de l'autisme, entre 3 et 10 ans, puis les ont randomisés en double aveugle entre la supplémentation en vitamine D3 (300 UI/kg/j sans excéder 5.000 UI/j) et un placebo pour quatre mois.
A l'issue de l'étude, la sévérité de l'autisme a diminué chez les enfants ayant eu la supplémentation. Le score sur l'échelle d'évaluation CARS (Childhood Autism Rating Scale) est passé de 36,8 points à l'inclusion à 30,3 points, avec une différence statistiquement significative par rapport au groupe placebo, dont le score est passé de 37,1 à 36,4 points.
Une amélioration significative a également été observée avec la vitamine D3 sur l'échelle ATEC (Autism Treatment Evaluation Checklist) d'évaluation de la prise en charge, le score diminuant de 71,9 à 47,3 points, alors qu'il est resté globalement stable dans le groupe placebo (de 72,2 à 73,1 points).
De même, le score SRS (Social Responsiveness Scale) de réciprocité sociale a baissé chez les enfants ayant reçu la vitamine D3, de 74,8 à 71,1 points, avec une différence significative par rapport au groupe placebo (de 75,6 à 75 points).
Enfin, le score des comportements problématiques pour toutes les sous-échelles de la liste ABC (irritabilité, hyperactivité, léthargie, comportements stéréotypés...) a été amélioré de manière significative chez les enfants traités par vitamine D3.
La supplémentation a été globalement bien tolérée.
Des études de plus grande taille doivent à présent être menées pour confirmer ce résultat, concluent les chercheurs.
(JCPP, édition en ligne du 21 novembre)
ld/gb/APM

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