dépêche

 - 

Diabète: pas de sur-risque de fracture sous sitagliptine dans l’étude TECOS

WASHINGTON, 19 octobre 2016 (APM) - L’antidiabétique sitagliptine (Januvia*, MSD) n’apparaît pas associé à un sur-risque de fracture, selon des données publiées dans Diabetes Care.
Robert Josse de l’université de Toronto (Canada) et ses collègues ont exploité les données des 14.671 patients diabétiques de type 2 inclus dans l’étude TECOS comparant la sitagliptine à un placebo.
Après un suivi de 43.222 patients-années, 375 cas de fracture ont été observés dont 146 étaient des fractures ostéoporotiques majeures et 34 des fractures de la hanche, soit une incidence de 9 pour 1.000 patients-années, ce qui est élevé, notent les auteurs.
L’analyse ajustée indique que le risque de fracture augmentait indépendamment et significativement avec l’âge, le sexe féminin, l’origine européenne, une faible pression artérielle diastolique et une neuropathie diabétique.
En revanche, la sitagliptine n'était pas associée à un plus grand risque fracturaire par rapport au placebo, que l’on s’attache au risque de fracture global (8,7 pour 1.000 personnes-années contre 8,6) ou uniquement aux fractures ostéoporotiques majeures (3,5 contre 3,3) ou aux fractures de la hanche (0,8 contre 0,7).
L’insuline, elle, apparaissait associée à un plus grand risque de fracture (+40%) et la metformine à un moindre risque (-24%).
Ainsi, bien que cet essai n’ait pas été construit pour évaluer cela, les auteurs pensent que l’ensemble des études randomisées ou non suggèrent fortement que les inhibiteurs de la DPP4 n’ont pas d’effet clinique important sur les os ni le risque de fracture.
(Diabetes Care, édition en ligne du 6 octobre)
arg/sl/APM

[SL2OF8ZBK]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jours sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe