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Election présidentielle 2017: les programmes santé de François Fillon et d'Alain Juppé

PARIS, 21 novembre 2016 (APM) - Voici un résumé des programmes en matière de santé de François Fillon et d'Alain Juppé, seuls candidats désormais en lice pour le second tour des élections primaires de la droite et du centre, qui se déroulera dimanche 27 novembre.

Selon les résultats provisoires de la Haute autorité de la primaire dimanche soir, François Fillon, ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, recueillait 44,2%, tandis que le maire de Bordeaux était à 28,5%.

L'APM s'est fondée sur les programmes écrits, figurant sur le site internet des candidats, ainsi que sur leurs déclarations, notamment lors de conférences de presse, à des congrès ou lors de la Paris Healthcare Week qui s'est déroulée en mai Porte de Versailles.

François Fillon

Le député LR de Paris avait commencé à présenter ses propositions sur la santé dès août 2015 (cf APM SAN8NTOJ9P), puis de manière plus détaillée en octobre 2015 (cf APM PM0NWMB7Y). Il s'était exprimé en décembre de la même année aux Rencontres annuelles de la Fédération de l'hospitalisation privée (FHP) (cf APM SAN8NZ3NPW) puis en mai 2016 à la Paris Healthcare Week.

Selon son programme figurant sur son site, il propose d'"améliorer l'offre de soins sur tout le territoire" en accélérant la mise en place des parcours de soins coordonnés entre médecine hospitalière et médecine libérale, en favorisant la création de maisons médicales et de structures de "petites urgences de proximité" et en développant l'hospitalisation à domicile (HAD) et les soins ambulatoires.

Il veut "faire du médecin traitant l'acteur central du parcours de soin" et lui garantir une juste rémunération "à la hauteur de son engagement". Il entend aussi renforcer les incitations pour les médecins généralistes à l'installation dans les zones de déserts médicaux.

Lors d'interventions, François Fillon s'est déclaré favorable aux groupements hospitaliers de territoire (GHT) tout en estimant qu'il fallait "encourager les accords d'association avec les offreurs de soins privés, et systématiser les partenariats avec la médecine de ville".

Le député souhaite par ailleurs aussi un "système de santé mieux organisé et plus efficace".

A cette fin, il propose de rétablir les 39 heures à l'hôpital (comme pour le reste de la fonction publique) et "en contrepartie, mieux rémunérer le personnel hospitalier". Il souhaite aussi rétablir le jour de carence pour les arrêts maladie et simplifier les conditions de recrutement des agents contractuels. Il veut aussi "supprimer la généralisation du tiers payant", "simplifier les tâches administratives des médecins et les aider à s'informatiser".

Il a dit, lors d'interventions orales, qu'il souhaitait une reprise de la convergence tarifaire entre le secteur hospitalier public et le secteur privé, mais cela ne figure pas dans son programme écrit.

Se montrant assez critique sur les agences régionales de santé (ARS), François Fillon propose d'associer davantage les élus, les représentants de patients et les professionnels de santé à leurs décisions "pour mieux adapter l'offre médicale aux besoins du territoire".

Il propose également la création d'une agence nationale de santé (ANS), placée sous la tutelle du ministère de la santé et qui serait une "instance de gestion" intégrant la direction générale de l'offre de soins (DGOS), l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam) et le collège des ARS. Elle associerait les professionnels de santé du secteur libéral et du secteur hospitalier.

L'ancien Premier ministre fait aussi plusieurs propositions pour "pérenniser le financement de notre système de soins".

Il suggère d'"instaurer un règle d'or imposant l'équilibre des comptes de l'assurance maladie".

Il propose de "focaliser l'assurance publique universelle sur des affections graves ou de longue durée, et l'assurance privée sur le reste". Les moins favorisés qui ne peuvent accéder à l'assurance privée "bénéficieront d'un régime spécial de couverture accrue". François Fillon propose aussi de créer une agence de contrôle et de régulation de l'assurance de santé privée pour réguler les contrats des complémentaires santé.

Il a indiqué à plusieurs reprises qu'il préconisait la suppression de l'aide médicale de l'Etat (AME).

Le député fait par ailleurs des propositions pour "faire du secteur de la santé un des fleurons français".

Jugeant que l'excellence de la France sur la scène internationale "s'érode", il juge "essentiel" "d'exporter notre savoir-faire, en créant un label 'Hôpital France', et d'accueillir des patients ainsi que des stagiaires professionnels étrangers".

Il propose aussi de "renouer avec l'excellence de la recherche et faire de l'université et des instituts de recherche le fer de lance de l'innovation" et, par ailleurs, de "favoriser l'émergence de sociétés innovantes dans le secteur de la santé en renforçant le financement par la Banque publique d'investissement [Bpifrance] et par des incitations fiscales destinées à ce type d'investissement risqué".

Par ailleurs, l'ancien Premier ministre ne compte pas revenir sur le cadre juridique défini par les lois bioéthique de 1994, dans le sens où il souhaite que l'assistance médicale à la procréation (AMP) reste interdite aux couples de femmes et aux femmes seules. Il entend maintenir l'interdiction de la gestation pour autrui (GPA) et renforcer les sanctions pénales sur le recours ou la promotion de la GPA.

Alain Juppé

Alain Juppé a détaillé en mai dans un livre ses propositions en matière de santé qui permettraient, selon lui, une meilleure gestion du système de santé et un meilleur équilibre des comptes de la protection sociale (cf APM VL0O72CN9).

Parmi ses propositions, il propose l'abrogation du tiers payant généralisé. Pour renouveler l'organisation des soins, Alain Juppé préconise en outre d'organiser "la coordination des soins de proximité autour du médecin traitant et des médecins spécialistes, d'améliorer la régulation effectuée par le centre 15 et de mieux organiser les parcours de soins en ville afin d'alléger les services d'urgence hospitaliers", explique-t-il sur son site internet, où il a également détaillé une dizaine de propositions sur la santé.

Le candidat souhaite aussi encourager la consommation de génériques. Il veut sanctuariser le crédit impôt recherche, "poursuivre et préserver le programme d'investissements d'avenir", et "favoriser l'excellence scientifique et la collaboration public/privé".

Il veut s'attaquer à l'aide médicale d'Etat (AME), mais assure ne pas vouloir remettre en cause la couverture maladie universelle (CMU). Il propose de revoir les bases du régime social des indépendants (RSI).

Sur l'hôpital, il souhaite que le développement de la médecine ambulatoire, le mouvement de réduction des hospitalisations et la meilleure organisation des parcours de soins permettent "une meilleure adaptation du nombre de lits hospitaliers".

"L'offre hospitalière devra bien sûr évoluer, en garantissant l'accès de tous à des soins de qualité, en évitant la redondance de plateaux techniques sur un même territoire, en garantissant qu'ils sont utilisés partout dans des conditions d'excellence médicale et en s'adaptant aux besoins des patients", indique-t-il dans son livre.

Aux rencontres annuelles de la FHP en décembre 2007, il avait promis d'abroger plusieurs mesures de la loi de santé déplaisantes pour les cliniques mais, à la Paris Healthcare Week, avait toutefois défendu le caractère pluraliste du système hospitalier français, soulignant que la "coexistence historique et originale" d'un secteur hospitalier public et d'un secteur privé faisait la "force de notre système de santé" (cf APM SAN4O7Q0UE).

Il avait aussi appelé à débureaucratiser l'hôpital, en ralentissant la création de normes, et à laisser aux hôpitaux plus d'autonomie afin qu'ils gagnent en efficacité.

S'agissant de la fonction publique, il compte "annuler" le compte pénibilité, et faire affilier tous les nouveaux fonctionnaires recrutés à partir de 2018 au régime général et aux caisses de retraite complémentaire, "comme tous les salariés du privé". Il veut également allonger le temps de travail à 39 heures, pour "réduire le nombre de fonctionnaires".

Alain Juppé aimerait également rétablir deux jours de carence dans la fonction publique.

Afin de garantir l'équilibre de financement de la sécurité sociale à long terme, il estime qu'"il faut que le projet de loi de financement de la sécurité sociale [PLFSS] soit présenté au Parlement non pas en déficit, mais en équilibre ou excédent. Toute dépense nouvelle devra faire l'objet d'économies équivalentes ou de financements identifiés dès le départ". En cas de "mauvaise année" pour cause de conjoncture défavorable, un "fonds de régulation" pourra compenser.

Par ailleurs, sur la santé et le numérique, Alain Juppé a formulé plusieurs propositions, avec l'objectif de "faire de la France le leader européen de l'e-santé à l'horizon 2022" (cf APM RM9OGSJK6). Il a promis notamment un soutien "plus affirmé qu'aujourd'hui à la recherche-développement de pointe et aux différentes formes de e-santé".

Le candidat à la primaire ne semble pas avoir fait de propositions en matière bioéthique (fin de vie, PMA, GPA, etc..).

Par ailleurs, il ne s'oppose pas au projet de salle de consommation à moindre risque (SCMR) dans sa ville à Bordeaux, même si le projet est pour l'instant en "stand-by" (cf APM MH7OF8Z1P).

san/mh/ab/APM polsan
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SAN6OGZOBV 21/11/2016 14:51 POLSAN - ETABLISSEMENTS

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