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Mobilisation de mardi: les organisations d'infirmiers détaillent leurs revendications

PARIS, 7 novembre 2016 (APM) - Les 17 syndicats et associations d'infirmiers qui appellent à la mobilisation mardi (indépendamment de l'appel de la CGT, FO et SUD) détaillent leurs revendications dans un document destiné au ministère des affaires sociales et de la santé.

La CGT, FO et SUD santé sociaux organisent une journée d'action mardi pour dénoncer "la dégradation des conditions de fonctionnement des établissements" (cf APM SAN9OG0LK1).

En complément, 17 organismes de la profession infirmière ont appelé à se mobiliser le même jour (cf APM NC8OEZV2X).

Une délégation de la CGT, FO et SUD puis une autre du collectif infirmier pourraient être reçues par le ministère mardi en fin de matinée, a-t-on appris lundi auprès de ce collectif.

Les organisations infirmières précisent leurs desiderata dans un document transmis lundi à la presse.

Les signataires sont des syndicats (CNI et SNPI pour les hospitaliers, Snia plus précisément pour les infirmiers anesthésistes, FNI, Sniil, Convergence infirmière et Snipuerlib pour les libéraux, Snics et Snies pour l'éducation nationale). D'autres sont des associations ou comités représentant les spécialités (Aneia et Ceeiade pour les anesthésistes, Aeeibo et Unaibode pour le bloc, ANPDE pour les puéricultrices) et les étudiants (Fnesi), ainsi que l'association d'infirmiers libéraux Unidel, créée début 2016.

Depuis la mi-octobre, l'Association nationale française des infirmières et infirmiers diplômés et étudiants (Anfiide) a rejoint le collectif, tandis que le Syndicat des puéricultrices libérales (SPL) n'y figure plus, note-t-on.

Ces organismes "font le choix de s'unir pour dénoncer d'une même voix le mépris et le manque de reconnaissance dont la filière infirmière est victime".

Les constats reprennent largement ceux exprimés dans le communiqué d'octobre. "Les exigences de réduction des dépenses de santé ont induit une forte dégradation des conditions d'exercice", déplore d'abord le collectif. Il souligne "les risques psycho-sociaux" auxquels les infirmiers sont exposés, rappelant les suicides de plusieurs professionnels survenus cet été (cf APM NC7ODHTXG).

Les 17 organismes estiment que les compétences des infirmiers sont insuffisamment utilisées et développées, de même que les formations. "Malgré les engagements pris et renouvelés par la 'grande conférence de santé' [en février, cf APM NC4O2FCMS)], les travaux de réingénierie des formations d'infirmières de blocs opératoires, d'infirmières puériculteurs/trices, de cadres de santé sont toujours en attente", observent-ils.

En tête des revendications vient la "sécurisation" de l'exercice tous secteurs confondus: par exemple "favoriser l'accès et accompagner les professionnels de santé pour les démarches de dépôt de plainte".

Les organisations demandent la "révision du plan triennal [2015-17] de maîtrise des dépenses de l'assurance maladie". Elles réclament l'"attribution de fonds permettant aux établissements de soins la mise en place d'effectifs proportionnels aux charges de travail [notamment pour former les étudiants en stage], le remplacement de l'absentéisme ainsi que la gestion des postes aménagés".

Elles plaident pour "restaurer des espaces et dialogue et créer une gestion bienveillante et respectueuse des soignants au sein des établissements" et organiser "un suivi médical attentif des professionnels de santé (présence de médecins du travail, d'infirmières spécialisées, de psychologues et d'assistants sociaux)".

En matière de rémunération, le collectif réclame des revalorisations pour les infirmiers des établissements, qu'il s'agisse des grilles salariales comme des primes (nuits et week-ends). Pour les libéraux, il appelle à une révision de la nomenclature générale des actes professionnels (NGAP).

Les organisations appellent à "prendre en compte l'ensemble des compétences infirmières et leur donner de nouvelles attributions (élargissement du droit infirmier à vacciner, suivi des malades chroniques et des personnes âgées en risque de dépendance avec information au médecin traitant…)". Pour elles, "le lancement des travaux concernant la pratique avancée résonne comme une urgence".

Les 17 organismes estiment que le gouvernement doit relancer "rapidement les travaux de réingénierie" des formations d'infirmiers spécialisés et de cadres et les reconnaître au niveau master (de même que des spécialisations en santé mentale, en santé au travail et à l'éducation nationale dont ils prônent la création).

Ils appellent à "inclure systématiquement les professionnels de la filière infirmière dans toutes leurs composantes (exercice salarié, libéral, éducation nationale…) dans toute concertation sur les sujets de santé publique, au même titre que les médecins".

D'autres revendications portent plus précisément sur les infirmiers libéraux, les infirmiers spécialisés (anesthésistes, de bloc et puéricultrices), les cadres ou encore les étudiants.

Les organisations s'élèvent aussi contre l'"exercice partiel" des professions de santé prévu par une directive européenne, qui fait l'objet d'un projet d'ordonnance la transposant en France (cf APM NC5OFNDS8).

Soutien du Cefiec et d'Avenir hospitalier

Par ailleurs, le Comité d'entente des formations infirmières et cadres (Cefiec), même s'il "n'a pas vocation à appeler les instituts adhérents à manifester", a dit partager "une partie des constats exprimés par le mouvement unitaire infirmier", dans un communiqué de mercredi dernier.

Les représentants des instituts font part "de leurs inquiétudes et de leurs vives préoccupations quant aux conséquences des réorganisations, restructurations sur les conditions de travail des infirmier.e.s, et leurs répercussions sur la formation clinique" des étudiants en stage.

Ces derniers "ont besoin, sur le terrain, de professionnels ayant le temps, la disponibilité d'esprit et la formation nécessaire pour les accompagner dans cette intégration de leurs savoirs et leur professionnalisation", souligne le Cefiec.

"Cependant, des difficultés croissantes pour trouver des places de stage sont à noter sur l'ensemble des régions" en raison de "l'augmentation continue de l'activité dans les services et parfois la diminution du nombre de postes", pointe le comité d'entente.

Il dépeint "un encadrement insuffisant (par manque de temps et de personnel) ne permettant pas d'assurer le tutorat requis par le référentiel de formation dans de bonnes conditions", et un manque de reconnaissance du travail lié à ce tutorat.

Le Cefiec s'alarme de "la baisse d'attractivité du métier qui se traduit par une diminution du nombre de candidats inscrits aux épreuves du concours d'entrée en formation" et par "l'augmentation, en cours de formation, de la fuite des étudiants vers d'autres métiers".

Il plaide pour "le développement de la recherche en soins infirmiers et la création d'écoles doctorales en sciences de la santé avec mention sciences infirmières".

Du côté des médecins, l'intersyndicale Avenir hospitalier témoigne son "soutien entier" à la "vague blanche" prévue mardi par les organisations infirmières, dans un communiqué de vendredi.

Elle critique "avec vigueur la maltraitance faite aux professions infirmières et au-delà, à l'ensemble des professionnels de santé de France". "Si nous dénonçons la destruction particulièrement acharnée de l'Hôpital, il est évident que le secteur libéral n'est pas beaucoup mieux considéré par nos gouvernements successifs", ajoute-t-elle.

Avenir hospitalier "appelle le gouvernement à reconnaître enfin l'immense service rendu à la nation par ses professionnels de santé, et ceci même en dehors des attentats et loin des caméras".

Les revendications des organisations infirmières

nc/ab/APM polsan
redaction@apmnews.com

NC3OG9X60 07/11/2016 17:52 POLSAN - ETABLISSEMENTS

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