Lundi 13 août 2012 - 13:39
Parkinson: plus de 5% d'effets indésirables graves induits par la stimulation cérébrale profonde
PARIS, 13 août 2012 (APM) - Le taux d'événements indésirables graves après une stimulation cérébrale profonde s'élève à 5,4%, selon une étude rétrospective menée au CHU de Clermont-Ferrand et publiée dans Neurochirurgie.
La stimulation cérébrale profonde, traitement reconnu des mouvements anormaux et de certains troubles psychiatriques, demeure une procédure longue et délicate pouvant occasionner des complications.
Vivien Mendes Martins et ses collègues du CHU de Clermont-Ferrand ont analysé les complications non stimulo-induites survenues lors des interventions réalisées entre 1994 et 2008 dans leur établissement. La plupart des 175 patients avaient été opérés pour résoudre les complications motrices de la maladie de Parkinson. Les autres étaient atteints notamment de tremblement essentiel ou de dystonie.
Le ciblage probabiliste réalisé 12 fois, lors de l'introduction de cette technique au CHU, a été progressivement remplacé par un ciblage primaire sur imagerie par résonance magnétique (IRM) en conditions stéréotaxiques. Le temps moyen d'implantation pour une procédure standard bilatérale est de sept heures. Il s'est réduit avec l'expérience de l'équipe.
Alors que le taux d'effets indésirables était supérieur à 50% les trois premières années, il est descendu au-dessous de 20% depuis 2004. Globalement, les effets indésirables ont concerné 28% des patients entre 1994 et 2008. En moyenne, le taux d'effets indésirables graves est de 5,4%.
L'implantation des électrodes a été à l'origine de 24 effets indésirables dont quatre graves: un décès sans cause identifiée, deux infections avec retrait du matériel et un hématome intracérébral. Six ré-interventions chez cinq patients ont été nécessaires pour améliorer le contrôle des symptômes moteurs, sans lien avec l'imagerie, ni avec la cible anatomique.
La chirurgie d'implantation du neurostimulateur a causé sept effets indésirables dont six graves: un hématome, trois infections et deux ruptures du câble prolongateur. Trois patients ont décrit une gêne liée au volume de l'implant ou à la tension entraînée par le câble prolongateur que le stimulateur soit en position abdominale ou sous-claviculaire.
L'acquisition de l'imagerie préopératoire n'a pas engendré d'événement indésirable grave.
Le positionnement des électrodes a généré proportionnellement plus de complications que l'implantation du neurostimulateur. Les effets indésirables graves sont survenus de manière similaire lors de la mise en place des électrodes ou du neurostimulateur.
Dans cette étude, le taux d'hémorragies intracrâniennes est faible et leur nombre ne permet pas de faire émerger un risque lié à l'âge ou à la trajectoire empruntée.
L'utilisation du kit de positionnement a permis de réduire la durée de l'intervention au cours du temps limitant ainsi les confusions au réveil, les troubles respiratoires et le risque infectieux.
Pour expliquer les complications liées à l'implantation du neurostimulateur, les auteurs précisent: "il faut 'tunneliser' les prolongateurs à l'aveugle, en région cervicale, pouvant léser une veine jugulaire externe". Ils recommandent, pour l'éviter, d'implanter le stimulateur dans la région sous-claviculaire et de la fixer à l'aponévrose afin de limiter le risque de migration et de tension sur les prolongateurs.
(Neurochirugie, vol.58, p219-224)
vib/sl/ab/APM
redaction@apmnews.com
VIPHA003 13/08/2012 13:42 SNC
La stimulation cérébrale profonde, traitement reconnu des mouvements anormaux et de certains troubles psychiatriques, demeure une procédure longue et délicate pouvant occasionner des complications.
Vivien Mendes Martins et ses collègues du CHU de Clermont-Ferrand ont analysé les complications non stimulo-induites survenues lors des interventions réalisées entre 1994 et 2008 dans leur établissement. La plupart des 175 patients avaient été opérés pour résoudre les complications motrices de la maladie de Parkinson. Les autres étaient atteints notamment de tremblement essentiel ou de dystonie.
Le ciblage probabiliste réalisé 12 fois, lors de l'introduction de cette technique au CHU, a été progressivement remplacé par un ciblage primaire sur imagerie par résonance magnétique (IRM) en conditions stéréotaxiques. Le temps moyen d'implantation pour une procédure standard bilatérale est de sept heures. Il s'est réduit avec l'expérience de l'équipe.
Alors que le taux d'effets indésirables était supérieur à 50% les trois premières années, il est descendu au-dessous de 20% depuis 2004. Globalement, les effets indésirables ont concerné 28% des patients entre 1994 et 2008. En moyenne, le taux d'effets indésirables graves est de 5,4%.
L'implantation des électrodes a été à l'origine de 24 effets indésirables dont quatre graves: un décès sans cause identifiée, deux infections avec retrait du matériel et un hématome intracérébral. Six ré-interventions chez cinq patients ont été nécessaires pour améliorer le contrôle des symptômes moteurs, sans lien avec l'imagerie, ni avec la cible anatomique.
La chirurgie d'implantation du neurostimulateur a causé sept effets indésirables dont six graves: un hématome, trois infections et deux ruptures du câble prolongateur. Trois patients ont décrit une gêne liée au volume de l'implant ou à la tension entraînée par le câble prolongateur que le stimulateur soit en position abdominale ou sous-claviculaire.
L'acquisition de l'imagerie préopératoire n'a pas engendré d'événement indésirable grave.
Le positionnement des électrodes a généré proportionnellement plus de complications que l'implantation du neurostimulateur. Les effets indésirables graves sont survenus de manière similaire lors de la mise en place des électrodes ou du neurostimulateur.
Dans cette étude, le taux d'hémorragies intracrâniennes est faible et leur nombre ne permet pas de faire émerger un risque lié à l'âge ou à la trajectoire empruntée.
L'utilisation du kit de positionnement a permis de réduire la durée de l'intervention au cours du temps limitant ainsi les confusions au réveil, les troubles respiratoires et le risque infectieux.
Pour expliquer les complications liées à l'implantation du neurostimulateur, les auteurs précisent: "il faut 'tunneliser' les prolongateurs à l'aveugle, en région cervicale, pouvant léser une veine jugulaire externe". Ils recommandent, pour l'éviter, d'implanter le stimulateur dans la région sous-claviculaire et de la fixer à l'aponévrose afin de limiter le risque de migration et de tension sur les prolongateurs.
(Neurochirugie, vol.58, p219-224)
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VIPHA003 13/08/2012 13:42 SNC







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