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PLFSS 2017: un impact négatif de 35 millions d'euros sur la répartition pharmaceutique (CSRP)

PARIS, 5 décembre 2016 (APM) - Le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2017 aura un impact négatif de 35 millions d'euros sur la marge des acteurs de la répartition pharmaceutique, a indiqué lundi dans un communiqué la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP).
Selon l'organisation professionnelle, "la marge des grossistes-répartiteurs s’est effondrée de plus de 125 millions d’euros depuis 2012 et cette situation va encore s’accentuer en 2017", le PLFSS s'accompagnant de 4,05 milliards d'économies pour la branche maladie, dont la moitié sur les produits de santé.
Le texte a été adopté définitivement plus tôt dans la journée à l'Assemblée nationale (cf dépêche du 05/12/2016 à 17:25).
Outre les baisses de prix, la répartition pharmaceutique est également pénalisée par le développement des génériques (synonymes de marge moins élevée) et de la concurrence des laboratoires faisant de la vente directe.
Dans ce contexte "d'urgence majeure", la CSRP "accueille de manière très positive" le lancement d'un groupe de travail sur l'évolution de la rémunération des grossistes-répartiteurs (cf dépêche du 17/11/2016 à 17:03).
Annoncé à la mi-novembre par la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, ce groupe de travail sera piloté par une inspectrice générale des affaires sociales (Igas) dont le nom n'a pas été dévoilé. Sa composition et son calendrier n'ont pas non plus été précisés.
"L’enjeu [du groupe de travail] est majeur puisqu’il s’agit de pérenniser l’économie d’un acteur clé de la chaîne du médicament, celui qui chaque jour approvisionne les 22.000 officines de pharmacies françaises", commente la CSRP.
Elle demande une réunion du groupe de travail avant la fin de l’année et la définition d'un calendrier, en vue d'une mise en oeuvre des mesures issues des travaux au premier semestre 2017.
"Il faut désormais concevoir et mettre en oeuvre les propositions qui permettront de préserver la capacité des répartiteurs à assurer leur mission de service public", ajoute l'organisation. "Sans ces missions de service public, les conditions d’approvisionnement des officines seraient profondément affectées: 30% des pharmacies ne seraient plus livrées et près d’un produit de santé sur deux ne serait plus distribué."
La distribution en gros du médicament est rémunérée par une marge de 6,68% du prix fabricant hors taxes (PFHT) du médicament jusqu'à 450 euros, avec un minimum de 30 centimes et un plafond de 30 euros, et de 0% au-delà.
gb/ab/APM

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