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Teva va mettre fin aux activités françaises d'Aptalis, filiale acquise avec les génériques d'Allergan

PARIS, 24 octobre 2016 (APM) - La branche française d'Aptalis, ex-filiale d'Allergan acquise par Teva avec le rachat de ses génériques, va cesser ses activités de promotion et de distribution de médicaments en gastro-entérologie, a fait savoir la fédération chimie de la CFE-CGC dans un communiqué jeudi.
La filiale basée à La Défense (Hauts-de-Seine) emploie 50 personnes.
Aptalis est un laboratoire américano-canadien issu de la fusion en 2011 d'Axcan et d'Eurand (cf dépêche du 01/12/2010 à 15:42) dont Forest a pris le contrôle en janvier 2014, avant d'être lui-même intégré à Actavis (devenu Allergan) six mois plus tard.
Cette filiale a fait partie des actifs cédés par Allergan à Teva, qui lui a racheté son activité générique pour 38,8 milliards de dollars en août (cf dépêche du 04/08/2016 à 16:04), tout en conservant deux de ses produits, le laxatif Izinova* (sulfate de sodium) et le traitement de l'infection par Helicobacter pylori Pylera* (tétracycline, métronidazole, sous-citrate de bismuth potassique).
Aptalis, passé son contrôle de Teva en août, a donc seulement conservé la promotion de deux produits matures, le traitement de la thiase biliaire cholestérolique et des hépatopathies cholestatiques chroniques Delursan* (acide ursodésoxycholique) et le laxatif Transulose* (lactulose + paraffine). Mais Teva a décidé d'arrêter la promotion de ces deux produits au 1er janvier 2017 et de récupérer leur distribution, a expliqué lundi à l'APM le représentant CFE-CGC d'Aptalis, Laurent Lacaze.
L'entité juridique Aptalis "a vocation à disparaître courant 2017" car elle deviendra une "coquille vide", a indiqué Laurent Lacaze. Il a rapporté que le plan social pour "cessation d'activité" a été mis en route le 1er septembre et doit aboutir à un accord mardi 15 novembre.
"Juridiquement, la justification économique ne tient pas", a-t-il considéré, car les médicaments existeront toujours, ce qui ne cadre pas avec une fin d'activité. Laurent Lacaze a mis en cause des "décisions politiques" et pointé des propositions "très en-dessous des moyens" du génériqueur israélien, dont le résultat net s'est élevé à 1,6 milliard de dollars en 2015 (cf dépêche du 11/02/2016 à 17:39).
Le délégué CFE-CGC a fait savoir qu'une "centaine de postes", pas toujours en cohérence avec ceux d'Aptalis, avaient été ouverts chez Teva et qu'Allergan -qui n'en a pas l'obligation légale- a ouvert six postes en gastro-entérologie. "Mais je pense qu'il y a en a beaucoup qui vont se retrouver sur le carreau", a-t-il aussi dit.
"Eux sont partis très bas, nous sommes partis très haut" dans les propositions, et à présent l'objectif est de "négocier" pour obtenir un accord majoritaire mi-novembre, a déclaré Laurent Lacaze.
Contacté par l'APM, Teva n'était pas en mesure de commenter l'information lundi après-midi, précise-t-on.
yb/ab/APM

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