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L'immunisation contre le VHB à surveiller chez les insuffisants rénaux

STRASBOURG, 10 octobre 2016 (APM) - Les insuffisants rénaux non dialysés semblent mal répondre à la vaccination contre l'hépatite B, suggère une étude présentée au congrès de la Société francophone de néphrologie, dialyse et transplantation (SFNDT), qui se tenait en fin de semaine dernière à Strasbourg.
La vaccination contre l'hépatite B est recommandée chez les insuffisants rénaux malgré un taux de séroconversion qui reste faible. Il a aussi été montré que le taux protecteur des anticorps anti-HB diminuait rapidement chez le patient dialysé, rappellent le Dr Yves Dimitrov du CH de Haguenau (Bas-Rhin) et ses collègues dans le résumé de leur poster.
Ils ont voulu vérifier si cette diminution se retrouvait aussi chez les insuffisants rénaux non dialysés. Pour cela, ils ont suivi 101 patients insuffisants rénaux non dialysés après une vaccination efficace contre l'hépatite B. Un dosage des anticorps anti-HB a été réalisé tous les deux à quatre mois.
L'analyse a porté sur 95 patients (66 ans en moyenne) dont 68,5% étaient des hommes et 37,8% étaient diabétiques. La clairance moyenne était de 30,4 ml/min. Les patients ont été suivis en moyenne sur 13 mois (de 2 à 31 mois).
Le taux d'anticorps anti-HB immédiatement après la vaccination était en moyenne de 331,24 UI/ml et les dosages réguliers ont confirmé la diminution des anticorps, de 17,8 UI/ml/mois en moyenne. Le seuil d'anticorps anti-HB non protecteurs (<10 UI/ml) était atteint en moyenne en 18 mois.
Cette petite étude suggère que la décroissance des anticorps anti-HB semble rapide chez les insuffisants rénaux non dialysés et ces patients ne sont plus protégés au bout d'un an et demi en moyenne.
"Ces données rendent nécessaire une surveillance régulière du taux d'anticorps après vaccination, surtout si le patient n'a pas atteint un taux d'anticorps très élevé. Il est peut-être nécessaire de viser un taux d'anticorps supérieur après vaccination afin d'assurer la pérennité de la séroprotection", commentent les auteurs, s'interrogeant sur un taux supérieur à 100 UI/ml.
Ils estiment par ailleurs que "l'attitude qui consiste à vacciner les patients le plus tôt possible dans l'évolution de l'insuffisance rénale les expose au risque de ne plus être protégés au moment du début de la dialyse".
ld/eh/APM

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