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La justice autorise une conservation autologue de sang de cordon (presse)

PARIS, 12 décembre 2016 (APM) - Le tribunal de grande instance de Grasse (Alpes-Maritimes) a autorisé un couple à conserver le sang de cordon de son bébé au bénéfice de celui-ci, alors que l'autoconservation de sang de cordon est interdite par la loi, selon une information publiée dans Le Parisien lundi.
La décision du tribunal est motivée par les antécédents familiaux du bébé -qui n'est pas encore né-: son grand-père maternel est décédé d'un cancer du pancréas, sa grand-mère maternelle d'un cancer du pancréas et du foie, et son père souffre de "pathologies héréditaires lourdes", rapporte le quotidien.
Le tribunal évoque dans son ordonnance des "nécessités thérapeutiques justifiées", cite Le Parisien.
Le don de sang de cordon est autorisé en France, mais pas sa préservation à des fins privées.
"C'est la première fois que la justice autorise une conservation par anticipation", souligne l'avocat du couple, Me Emmanuel Ludot, cité par le journal.
Le prélèvement sera réalisé à la naissance du bébé, puis envoyé "à une banque de conservation anglaise".
Cette décision laisse les spécialistes sceptiques: "il s'agit plus d'une décision humaine, pour pallier l'angoisse des parents, que basée sur des fondements scientifiques", estime Noël Milpied, chef du service d'hématologie et de thérapie cellulaire au CHU de Bordeaux, dans le journal. De son côté, le Pr Ibrahim Yakoub-Agha, responsable des greffes au CHU de Lille, s'inquiète de voir se développer des démarches "plus commerciales que médicales" si cette décision venait à faire jurisprudence. De telles banques privées existent au Royaume-Uni, avec des célébrités parmi leurs clients.
Pour l'avocat du couple, "les recherches avancent si vite que les cellules souches constituent un véritable potentiel de guérison. Peut-être un jour soigneront-elles des cancers du pancréas".
cd/ab/APM

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