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Le coût annuel de la prise en charge des manifestations extra-hépatiques de l'hépatite C dépasse les 200 millions € en France

(Par Virginie Bagouet, au Liver Meeting 2016)
BOSTON, 14 novembre 2016 (APM) - Le coût de la prise en charge des manifestations extra-hépatiques dont souffrent les patients chroniquement infectés par le virus de l'hépatite C dépasse les 200 millions d'euros chaque année en France, selon une étude présentée samedi lors du Liver Meeting 2016, le congrès annuel de l'American Association for the Study of Liver Diseases (AASLD).
L'infection chronique par le virus de l'hépatite C (VHC) s'accompagne de comorbités hépatiques et extra-hépatiques. Le poids des manifestations hépatiques est bien documenté à la différence des complications extra-hépatiques, soulignent Patrice Cacoub de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP, Paris) et ses collègues sur leur poster.
Afin d'évaluer le poids économique de ces manifestations extra-hépatiques, ils ont conduit une étude à partir d'une méta-analyse publiée 2016 documentant la prévalence de neuf de ces comorbidités: la cryoglobulinémie mixte (CM), la maladie rénale, le diabète de type 2, le lymphome, le lichen plan, le syndrome de Sjogren, la porphyrie cutanée tardive (PCT), la pseudopolyarthrite rhizomélique et la dépression. Les coûts de prise en charge et des traitements de ces affections en France en 2015 ont été calculées à partir des données de la littérature, du Programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) ou d'avis d'experts lorsqu'ils n'étaient pas documentés.
L'équipe est partie de l'hypothèse d'une population de 192.700 personnes infectées par le VHC en France en 2014.
Elle a estimé le coût moyen de la prise en charge des manifestations extra-hépatiques à 3.613 euros par an et par patient.
Les chercheurs évaluent le coût direct global de la prise en charge de l'ensemble de ces manifestations extra-hépatiques à 256 millions d'euros par an. Selon eux, il est compris entre 177 millions et 348 millions, une somme qu'ils qualifient de "substantielle" sachant qu'elle s'ajoute à celle de la prise en charge des conséquences de l'infection sur le foie.
La prise en charge du syndrome de Sjorgen était la plus coûteuse (plus de 100 millions d'euros par an), suivie de celle de la dépression (près de 50 millions) et du diabète de type 2 (environ 40 millions).
vib/san/APM

[VIB1OGJEPJ]

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