Jeudi 12 juin 2008 - 18:56
Les prix des médicaments en France sont équivalents à ceux de ses voisins pour les ASMR I à III, montre une étude du Leem
PARIS, 12 juin 2008 (APM) - Le niveau de prix des médicaments commercialisés en France est comparable à celui de ses principaux voisins mais uniquement pour ceux qui ont obtenu une note d'amélioration du service médical rendu (ASMR) comprise entre I (majeure) et III (modérée), selon une étude réalisée pour le Leem (Les entreprises du médicament), présentée jeudi lors d'une conférence de presse.
L'économiste Pierre-Yves Geoffard, directeur de recherche au CNRS et professeur à l'école d'économie de Paris, a comparé les prix des 132 nouveaux médicaments lancés en France sur la période 2003-07 sur les marchés français, allemand, britannique, italien et espagnol.
Les prix fabricants hors taxe (PFHT) en 2007 ont été retenus. Ils ont été pondérés par les volumes vendus au dernier trimestre en ville et à l'hôpital. Les médicaments ont été répartis en quatre catégories: ASMR I et II (majeure/importante), III (modérée), IV (mineure) et V (nulle). Pour chaque comparaison, deux chiffres ont été obtenus, selon que la pondération s'est faite sur la base des quantités vendues en France ou dans le pays de comparaison.
Il en ressort que, pour les ASRM I-II, par rapport à la France, le prix des médicaments est supérieur de 20% en Allemagne mais inférieur de 11% au Royaume-Uni, de 10% à 13% en Espagne et de 14% à 16% en Italie.
Pour les ASMR III, il est supérieur de 12% à 35% en Allemagne, de 3% à 15% au Royaume-Uni, de 1% à 3% en Italie et inférieur de 2% en Espagne.
Pour les ASMR IV, il est supérieur de 26% à 39% en Allemagne, de 27% au Royaume-Uni, de 7% à 12% en Espagne et de 6% à 7% en Italie.
Pour les ASMR V, il est supérieur de 20% à 26% en Allemagne et de 19% à 20% au Royaume-Uni. Il est inférieur de 1% à 5% en Italie. En Espagne, il est supérieur de 8% ou inférieur de 3% selon la méthode de calcul.
Globalement (tous ASMR), l'Allemagne affiche des prix supérieurs de 22% à 28%, le Royaume-Uni de 8% à 12% tandis que l'Espagne et l'Italie sont très proches de la France.
"Ces chiffres montrent que la France est bien située pour la rémunération de l'innovation dans la compétition européenne pour les ASMR élevées mais que le progrès incrémental y est moins bien rémunéré que dans les autres pays", a commenté le président du Leem, Christian Lajoux.
Le "progrès incrémental" désigne des petites améliorations qui concernent le plus souvent la galénique, l'efficacité, la tolérance ou une méthode de production plus sûre, rappelle-t-on.
"Nous n'avons plus de problème sur le niveau de prix européen mais un problème sur l'instabilité du prix", a ajouté Christian Lajoux.
Le constat que les prix des médicaments en France sont dans la moyenne européenne pour les ASMR I à III montre également que le Comité économique des produits de santé (CEPS) a tenu l'engagement formulé dans l'accord cadre Etat-industrie de 2003 d'un niveau de prix européen durant les cinq premières années de commercialisation, note-t-on. Son avenant signé en 2007 étend cette disposition aux ASMR IV mais sous condition.
eh/ld/APM
EHLFC004 12/06/2008 18:56 VIPINT
L'économiste Pierre-Yves Geoffard, directeur de recherche au CNRS et professeur à l'école d'économie de Paris, a comparé les prix des 132 nouveaux médicaments lancés en France sur la période 2003-07 sur les marchés français, allemand, britannique, italien et espagnol.
Les prix fabricants hors taxe (PFHT) en 2007 ont été retenus. Ils ont été pondérés par les volumes vendus au dernier trimestre en ville et à l'hôpital. Les médicaments ont été répartis en quatre catégories: ASMR I et II (majeure/importante), III (modérée), IV (mineure) et V (nulle). Pour chaque comparaison, deux chiffres ont été obtenus, selon que la pondération s'est faite sur la base des quantités vendues en France ou dans le pays de comparaison.
Il en ressort que, pour les ASRM I-II, par rapport à la France, le prix des médicaments est supérieur de 20% en Allemagne mais inférieur de 11% au Royaume-Uni, de 10% à 13% en Espagne et de 14% à 16% en Italie.
Pour les ASMR III, il est supérieur de 12% à 35% en Allemagne, de 3% à 15% au Royaume-Uni, de 1% à 3% en Italie et inférieur de 2% en Espagne.
Pour les ASMR IV, il est supérieur de 26% à 39% en Allemagne, de 27% au Royaume-Uni, de 7% à 12% en Espagne et de 6% à 7% en Italie.
Pour les ASMR V, il est supérieur de 20% à 26% en Allemagne et de 19% à 20% au Royaume-Uni. Il est inférieur de 1% à 5% en Italie. En Espagne, il est supérieur de 8% ou inférieur de 3% selon la méthode de calcul.
Globalement (tous ASMR), l'Allemagne affiche des prix supérieurs de 22% à 28%, le Royaume-Uni de 8% à 12% tandis que l'Espagne et l'Italie sont très proches de la France.
"Ces chiffres montrent que la France est bien située pour la rémunération de l'innovation dans la compétition européenne pour les ASMR élevées mais que le progrès incrémental y est moins bien rémunéré que dans les autres pays", a commenté le président du Leem, Christian Lajoux.
Le "progrès incrémental" désigne des petites améliorations qui concernent le plus souvent la galénique, l'efficacité, la tolérance ou une méthode de production plus sûre, rappelle-t-on.
"Nous n'avons plus de problème sur le niveau de prix européen mais un problème sur l'instabilité du prix", a ajouté Christian Lajoux.
Le constat que les prix des médicaments en France sont dans la moyenne européenne pour les ASMR I à III montre également que le Comité économique des produits de santé (CEPS) a tenu l'engagement formulé dans l'accord cadre Etat-industrie de 2003 d'un niveau de prix européen durant les cinq premières années de commercialisation, note-t-on. Son avenant signé en 2007 étend cette disposition aux ASMR IV mais sous condition.
eh/ld/APM
EHLFC004 12/06/2008 18:56 VIPINT




