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Covid-19: le virus circule désormais surtout chez les 75 ans et plus (SPF)

SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 27 novembre 2020 (APMnews) - Si la circulation du Sars-CoV-2 est apparue en "forte diminution" la semaine du 16 novembre, la population la plus touchée était celle des 75 ans et plus, rapporte Santé publique France (SPF) dans son bulletin épidémiologique diffusé jeudi soir.
Le nombre de nouveaux cas de Covid-19 confirmés par RT-PCR et tests antigéniques la semaine du 16 novembre s'établit à 113.686, soit une baisse de 38% par rapport à la semaine précédente (184.016 nouveaux cas confirmés). Il s'agit de la 3e semaine de baisse consécutive du nombre de cas confirmés de Sars-CoV-2, après un pic observé la semaine du 26 octobre.
Evolution des taux d'incidence Covid-19 en fonction des classes d'âge (source: bulletin SPF)
Evolution des taux d'incidence Covid-19 en fonction des classes d'âge (source: bulletin SPF)
De grandes disparités en matière d'incidence sont néanmoins observées entre les différentes tranches d'âge.
Le taux d’incidence en métropole, calculé à partir des données de RT-PCR uniquement (ce qui représente environ 90% des diagnostics), était de 154 cas de Covid-19 pour 100.000 habitants la semaine du 16 novembre, soit -40% par rapport à la semaine précédente.
Avec une incidence de 258/100.000, les plus touchés étaient les 75 ans et plus, et ce pour la deuxième semaine consécutive. Ce taux correspond au triple de celui observé chez les jeunes de 0-14 ans (87/100.000), et s'avérait également supérieur à celui constaté chez les 15-44 ans (168/100.000), les 45-64 ans (156/100.000) et les 65-74 ans (115/100.000). Sur l'ensemble de la deuxième vague épidémique et jusqu'à la semaine du 2 novembre comprise, c'était chez les 15-44 ans que le virus circulait le plus.
Ces taux ont néanmoins tous baissé par rapport à la semaine du 9 novembre, entre -32% et -33%, pour les 75 ans et plus et les 0-14 ans respectivement, et -44% pour les 65-74 ans.
Le taux de reproduction R effectif estimé à partir des données virologiques de RT-PCR (Sidep) était toujours inférieur à 1 la semaine du 16 novembre, à la fois à l'échelle de la métropole (0,56, versus 0,65 la semaine précédente) et dans l'ensemble des régions.
Le délai moyen de dépistage pour les cas symptomatiques était "plus court" pour les cas diagnostiqués par tests antigéniques (2,3 jours) que pour ceux testés par RT-PCR (3 jours). Le délai moyen entre les premiers symptômes et un prélèvement par RT-PCR était beaucoup plus long en outre-mer, notamment en Martinique où il atteignait 7 jours.

Deuxième semaine de baisse des hospitalisations

SPF rapporte par ailleurs que le pic des hospitalisations de patients Covid-19 a été observé la semaine du 2 novembre. La diminution observée pour la première fois à l’hôpital la semaine du 9 novembre "se confirme pour la deuxième semaine consécutive", avec un nombre de nouvelles hospitalisations la semaine du 16 novembre en baisse de 22% (13.585 hospitalisations contre 17.390).
Les admissions en réanimation ont également diminué pour la 2e semaine consécutive, passant de 2.761 la semaine du 9 novembre à 2.069 la semaine du 16 novembre (-25%).
"La diminution des hospitalisations, retardée d’une semaine par rapport aux nouvelles contaminations, est en accord avec la dynamique observée en avril 2020", commente SPF.
A l'heure actuelle, 29.282 patients Covid-19 sont hospitalisés en France (contre 32.345 il y a une semaine), dont 4.006 en réanimation (contre 4.653).
Les nombres de passages aux urgences et d'actes SOS Médecins pour suspicion de Covid-19 ont aussi respectivement baissé de 37% (7.540 passages la semaine du 16 novembre) et de 34% (3.019 actes).

Une baisse des décès hebdomadaires à confirmer

L'agence sanitaire pointe que le nombre de décès liés au Covid-19 survenus la semaine du 9 novembre "reste très élevé", même si une baisse de 24% est constatée par rapport à la semaine précédente (3.343 contre 4.383). Elle estime que cette "première tendance à la diminution [...] reste à confirmer dans les prochaines semaines du fait du délai de consolidation plus long des données de mortalité et de la survenue plus tardive du décès dans l’histoire de la maladie".
Le cap des 50.000 décès survenus en milieu hospitalier et établissements sociaux et médico-sociaux depuis le début de l'épidémie a par ailleurs été franchi, avec 50.957 décès recensés à jeudi soir, selon les données disponibles sur le site de SPF. Ces décès sont survenus dans 93% des cas chez des personnes de 65 ans et plus.
L’analyse de la mortalité toutes causes confondues révèle une hausse significative du nombre de décès depuis la semaine du 28 septembre. L'excès de mortalité a été estimé entre +6% et +7,5% pour la période du 28 septembre au 18 octobre, +21% la semaine du 19 octobre, +25,7% la semaine du 26 octobre et +31,5% la semaine du 2 novembre.
"Une légère diminution semble se dessiner" la semaine du 9 novembre, écrit SPF, ajoutant que l'estimation sera précisée dans le prochain bulletin "du fait du délai habituel de transmission des données".
Dans un communiqué diffusé vendredi, l'agence sanitaire appelle à rester vigilant face à des indicateurs épidémiques qui restent à des niveaux élevés. "Il est donc primordial de maintenir l’application des mesures de limitation des contacts sociaux et le respect des gestes barrières avec la plus grande attention."
sb/nc/APMnews

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