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Infections ostéoarticulaires: la monothérapie de clindamycine n'augmente pas le risque d'échec

BORDEAUX, 20 juin 2022 (APMnews) - Une monothérapie de clindamycine apparaît acceptable et n'est pas associée à une augmentation du risque d'échec, selon les données rétrospectives d'un centre de référence, présentées lors des Journées nationales d'infectiologie (JNI)
Les infections ostéoarticulaires sont difficiles à traiter. Le recours à la clindamycine, préconisée en deuxième intention à l'appui d'un niveau de preuve modéré, progresse, notamment en monothérapie, rappellent Simon Jamard du CHU de Tours et ses collègues dans le résumé de leur présentation.
Ils ont évalué le risque d'échec de la clindamycine en monothérapie, versus en association dans les infections ostéoarticulaires complexes, en se basant sur les données du centre de référence 2014-2019. Ils ont restreint l'analyse aux patients dont la prise en charge avait fait l'objet d'une réunion de concertation pluridisciplinaire et ont exclu les infections par une souche résistante à la clindamycine.
Dans cette cohorte de 169 patients, plus de 70% des infections étaient liées à du matériel, près de la moitié étaient polymicrobiennes et le premier agent pathogène identifié était Staphylococcus aureus, retrouvé chez près de 6 patients sur dix.
La moitié des patients avaient été traités par clindamycine en monothérapie.
Les auteurs rapportent un taux d'échec à un an -défini comme une reprise chirurgicale, un changement d'antibiothérapie, une récidive au même site ou le décès- de 30%, dont un quart en monothérapie et 34% en association.
La monothérapie n'était pas associée à un surrisque d'échec thérapeutique. La clindamycine était administrée en monothérapie sur des infections relativement moins sévères, significativement moins fréquemment lorsqu'il s'agissait d'infection sur prothèse du genou et que la CRP était élevée au diagnostic.
Les auteurs concluent de ces résultats que la monothérapie de clindamycine, prescrite lors d'infections ostéoarticulaires relativement moins sévères, "semble acceptable" et qu'elle ne constitue par un facteur de risque d'échec thérapeutique.

Infections ostéoarticulaires à mycobactéries non tuberculeuses, plus de 4 mois de délai diagnostic

Les infections ostéoarticulaires sont les plus rares des infections liées aux mycobactéries non tuberculeuses. Le diagnostic est difficile en raison de leur rareté et de leur expression clinique variée.
Olivia Peuchant du CHU de Bordeaux et ses collègues ont caractérisé les infections ostéoarticulaires à mycobactéries non tuberculeuses entre 2010 et 2018 à partir des données des laboratoires de bactériologie.
Parmi les 25 centres participants, 98 cas ont été recensés au cours de cette période. Environ un tiers des patients ne présentaient aucun facteur de risque et 54% étaient traités par immunosuppresseur. Le principal symptôme était la douleur, rapportée chez deux tiers des patients.
Les auteurs font état d'un délai au diagnostic, entre le début des symptômes et la documentation microbiologique de 4,5 mois.
Plus de neuf patients sur 10 avaient reçu une antibiothérapie comprenant deux molécules dont un macrolide et, en médiane, le traitement durait 12 mois. Dans cette cohorte, 70% des patients ont eu une opération chirurgicale.
Dans plus de 70% des cas, l'évolution s'est montrée favorable.
vib/ab/APMnews

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