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Une rétine artificielle en évaluation dans la DMLA aux Etats-Unis

SAN FRANCISCO, 16 février 2007 (APM) - Des chercheurs américains commencent à évaluer un implant qui se fixe sur la rétine pour restaurer une vision partielle auprès de patients atteints d'une dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA).
Le dispositif implantable, issu d'une collaboration entre des chercheurs de l'Université de Californie du Sud et la société Second Sight Medical Products, transforme des images en signaux électriques qui vont stimuler le nerf optique.
Sur le même principe de stimulation électrique que les implants cochléaires pour traiter la surdité, cette rétine artificielle est conçue pour jouer le rôle des photorécepteurs, a expliqué le Dr Mark Humayun de l'Université de Californie du Sud, lors d'une conférence de presse organisée dans le cadre du congrès annuel de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS), qui se tient cette semaine à San Francisco.
Le chercheur a présenté la dernière version de cet implant, appelé Argus II*, qui comporte 60 électrodes contre 16 dans la précédente version et dont la taille est quatre fois plus petite.
L'implant est utilisé avec une caméra externe fixée sur des lunettes qui transmet l'information et un système de traitement d'images porté à la ceinture. Il crée une nouvelle voie pour la transmission d'images au cerveau.
"Nous espérons que cette technologie va aider les personnes devenues aveugles à cause d'une DMLA", a indiqué le chercheur.
Cette rétine artificielle a été implantée avec succès chez six patients atteints de rétinite pigmentaire et la Food and Drug Administration (FDA) vient de donner son feu vert pour la conduite d'un essai auprès de patients atteints de rétinite pigmentaire mais aussi de DMLA.
Les résultats obtenus avec la première génération d'implant montrent que le dispositif permet aux patients de déceler la lumière et de distinguer des objets, notamment une assiette d'une tasse. Ils peuvent percevoir des mouvements dans leur environnement.
Le nouvel essai va recruter 50 à 75 patients dans cinq centres aux Etats-Unis. Les patients seront suivis dans leur vie quotidienne.
/sl/san/APM

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