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Roselyne Bachelot installe le premier Comité d'animation du système d'agences

PARIS, 15 mai 2008 (APM) - La ministre de la santé, Roselyne Bachelot, a installé jeudi matin le premier Comité d'animation du système d'agences (Casa), qui sera animé par le directeur général de la santé (DGS), Didier Houssin.
Le but de ce comité est de "mieux fédérer le travail des agences" sanitaires, de "promouvoir les conditions d'une meilleure coordination entre les différents intervenants", "d'agir de manière plus efficiente (...) dans un seul et même but (...) purement sanitaire", a expliqué la ministre, d'après le texte écrit de son discours.
"Je sais bien que vous n'avez pas attendu le Casa pour travailler ensemble", a rappelé Roselyne Bachelot, en citant notamment les réunions relatives à la sécurité sanitaire qui réunissent tous les mercredis la plupart des directeurs d'agences autour du DGS et de certains de ses homologues.
Mais le Casa permettra de "dépasser le registre de l'actualité pour investir les questions de fond", promet-elle.
Roselyne Bachelot propose que le comité détermine par exemple le bon niveau de sécurité sanitaire dans un domaine précis, mais également définisse mieux les priorités en matière de recherche et centralise les saisines des tutelles -plusieurs agences étant placées sous double, triple, voire quintuple tutelle- afin d'éviter les redondances.
Elle estime que c'est une "chance" de pouvoir disposer d'un comité comme celui-ci dans le contexte de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
Interrogé par l'APM, le DGS Didier Houssin précise que ce comité "à vocation stratégique" va réunir "tous les deux mois" les responsables de toutes les agences sanitaires (Afssaps, Afssa, Afsset, InVS, IRSN, mais aussi Inpes, Inca et Inserm...) et des ministères concernés.
"Même si chacune des agences a sa spécialité, il existe beaucoup de sujets en commun" et les thèmes de réflexion ne manquent pas, "expertise, recherche, articulation avec le niveau européen et territorial...". Le but du comité est également d'apporter de la "visibilité, de mieux expliquer la cohérence, l'organisation" d'un système qui s'est progressivement mis en place. "Tout cela a un sens, un ordre", alors que certains estiment qu'il y a trop d'agences et que d'autres pas assez, indique-t-il.
Jeudi, outre l'installation du Casa, deux thèmes ont été abordés, les vigilances et le projet de loi santé, patients, territoires. La prochaine réunion, prévue fin juin, sera également très centrée sur ce projet de loi, indique Didier Houssin.
UNE REPONSE INTERESSANTE MAIS PARTIELLE, SELON L'AFSSET
Michèle Froment-Védrine, la directrice générale en partance de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset), a salué mercredi la création de ce comité mais estime qu'il ne va pas résoudre tous les problèmes.
"Je pense qu'il est intéressant qu'il y ait quelque part une centralisation des sujets déjà au sein des agences sanitaires", de savoir par exemple ce que fait l'Afsset, tout comme l'Institut de veille sanitaire (InVS) en matière de santé environnementale et de santé au travail , l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) dans le domaine de l'eau et l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) sur la question des biocides.
Mais "en ce qui nous concerne, la question ne peut pas être limitée" aux seules agences sanitaires. Il est important de savoir ce qui se fait à l'Afsset, mais aussi dans d'autres organismes, tels que l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris), le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment)...
La directrice générale de l'Afsset déplore en effet le fait que plusieurs établissements puissent être saisis sur le même sujet, alors que le vivier d'experts est restreint. Elle cite l'exemple de la question des lignes à haute tension sur laquelle "le même jour" l'Afsset a été saisie parallèlement à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst).
Elle déplore également la multiplication tout azimut des appels à projets de recherche dans le domaine de l'environnement en dehors de ceux lancés et évalués par l'Afsset. "Il vient d'y en avoir un dans le Pas-de-Calais, il y en a un à Lyon. On en découvre exactement sur les mêmes sujets", avec notamment un risque d'obtenir des résultats qui ne sont pas comparables du fait des différences de méthodologie.
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