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Résultats favorables pour la flibansérine dans le traitement du désir sexuel hypoactif chez les femmes

LYON, 16 novembre 2009 (APM) - Le laboratoire Boehringer Ingelheim fait état dans un communiqué lundi de résultats favorables dans plusieurs études de son nouveau médicament destiné à traiter le désir sexuel hypoactif chez les femmes non ménopausées, la flibansérine, à l'occasion de la présentation de ces études au 12ème congrès de la Société européenne de médecine sexuelle (ESSM) à Lyon.
Boehringer Ingelheim rappelle qu'il s'agit d'un "trouble médical". Cet état est défini dans le DSM-IV-R comme "un manque (ou une absence) persistant de fantasmes sexuels ou de désir de toute forme d'activité sexuelle, marqué par une souffrance ou des difficultés interpersonnelles et dont aucun autre trouble (à l'exception d'un autre trouble sexuel), effet physiologique direct d'une substance (y compris des médicaments) ou affection médicale générale ne peut mieux rendre compte".
"Aucun traitement médicamenteux de prescription n'a actuellement obtenu d'autorisation de mise sur le marché [AMM]", rappelle le laboratoire.
Il existe actuellement un traitement de la baisse du désir sexuel, Intrinsa* (testostérone transdermique, Procter & Gamble Pharmaceuticals), mais qui n'est indiqué que chez les femmes ayant subi une ménopause induite chirurgicalement, soit une indication différente de celle recherchée pour la flibansarine, note-t-on.
Plusieurs études ont été présentées à Lyon. Le laboratoire fait état principalement d'une analyse poolée (préspécifiée, précise-t-il) de deux essais nord-américains et un européen, regroupant 1.378 patientes qui ont reçu la flibansérine ou un placebo, pris une fois par jour au coucher, durant 24 semaines.
Selon cette analyse, la flibansérine a permis une augmentation de la fréquence des événements sexuels satisfaisants, qui sont passés de 2,8 par mois à 4,5 par mois. Dans le groupe placebo, la fréquence des événements sexuels satisfaisants est passée de 2,7 à 3,7 par mois. La différence entre les deux groupes était statistiquement significative, précise le laboratoire.
Il y avait également une amélioration significative du désir sexuel, du fonctionnement sexuel (score FSFI [indice de la fonction sexuelle féminine] total), du degré de souffrance lié au trouble sexuel et du degré de souffrance lié au faible désir sexuel.
En termes d'effets indésirables, ceux-ci, principalement des vertiges, nausées, fatigue, somnolence et insomnie, ont été "d'intensité légère à modérée". Ils sont apparus au cours des deux premières semaines et disparaissaient ensuite. La fréquence des effets indésirables était de 14% à 16% avec le médicament, comparé aux 5% à 8% avec le placebo.
Concernant le mode d'action de la flibansérine, Boehringer Ingelheim souligne le fait qu'il ne s'agit pas d'un traitement hormonal. La molécule "agit comme agoniste au niveau du récepteur sérotoninergique 5-HT1A et comme antagoniste au niveau du récepteur 5-HT2A, avec une affinité préférentielle pour des zones sélectives du cerveau".
"On pense que la flibansérine agit sur des neurotransmetteurs situés dans le cerveau qui joueraient un rôle dans la réponse sexuelle. En modulant ces systèmes de neurotransmetteurs, elle pourrait contribuer à rétablir un équilibre entre les facteurs inhibiteurs et excitateurs qui conduisent à une réponse sexuelle normale", ajoute-t-il.
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