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Dépistage du Covid-19 en Ehpad: les départements sur le pont

PARIS, 15 avril 2020 (APMnews) - Plusieurs conseils départementaux annoncent être proactifs dans la mise en place du dépistage du Covid-19 dans les établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), selon un pointage réalisé par APMnews.
Début avril, le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé des "opérations massives de dépistage" dans les Ehpad. Ce sont les agences régionales de santé (ARS) qui sont censées mettre en place ces campagnes, ce qu'elles annoncent faire en lle-de-France (cf dépêche du 15/04/2020 à 12:07), en Normandie (cf dépêche du 10/04/2020 à 18:36) ou encore dans les Pays de la Loire (cf dépêche du 15/04/2020 à 18:13).
En Auvergne-Rhône-Alpes, le conseil régional est venu à la rescousse de l'ARS pour le lancement de la campagne, rappelle-t-on (cf dépêche du 14/04/2020 à 10:02).
Certains départements, eux aussi, annoncent être très présents sur ce front précis des dépistages en Ehpad, au-delà de leur tutelle "traditionnelle" sur ces structures, notamment à travers les laboratoires départementaux d’analyse (LDA) (cf dépêche du 06/04/2020 à 11:12).
La semaine dernière, l'Assemblée des départements de France (ADF) signalait par exemple le dépistage de l’ensemble du personnel départemental relevant de la branche autonomie dans les Pyrénées-Atlantiques (cf dépêche du 07/04/2020 à 12:38).
La semaine dernière aussi, l'Essonne avait indiqué l'achat de 30.000 tests de dépistage rapides d’orientation diagnostique (Trod) Covid-19 destinés notamment aux résidents et personnels des Ehpad.
Dans un communiqué diffusé mercredi, l'ADF rapporte le lancement de campagnes de dépistage dans les Ehpad, "via des tests réalisés avec le concours des LDA volontaires", dans les Bouches-du-Rhône, la Charente-Maritime, la Corrèze, l'Hérault, l'Indre-et-Loire, la Manche, la Mayenne, les Pyrénées-Atlantiques, le Haut-Rhin, le Rhône, la Saône-et-Loire, la Somme, la Vienne, les Hauts-de-Seine.

Prise en charge financière dans la Vienne

Par exemple, le 8 avril, Dominique Bussereau, président de la Charente-Maritime (et de l'ADF) signait un communiqué dans lequel il était indiqué que son département, qui "compte 110 Ehpad représentant 8.500 résidents et 5.000 employés", avait mobilisé, "en coordination avec l'ARS et l'Etat", le laboratoire Qualyse, "ainsi que les personnels départementaux nécessaires pour permettre le lancement de ce dispositif dans les meilleurs délais".
Dans un communiqué daté de vendredi, le département de la Vienne raconte d'ailleurs que suite au décret autorisant les laboratoires départementaux d’analyses à réaliser des tests Covid-19, "Bruno Belin, Dominique Busseau, Pascal Coste et Gilbert Favreau, respectivement présidents de la Vienne, de la Charente-Maritime, de la Corrèze et des Deux-Sèvres ont acté lors d’une visioconférence le 9 avril la décision de faire réaliser dans les Ehpad les tests Covid-19 dès que possible par le laboratoire interdépartemental Qualyse".
"Au total 10.000 tests pourront être réalisés dans les deux prochaines semaines avec une répartition qui sera proportionnelle au nombre d’Ehpad par département", est-il indiqué. "Dans la Vienne, une convention devra être établie entre Qualyse et le laboratoire médical BIO86 avant d’être soumise à la validation de la préfète", est-il ajouté.
Le conseil départemental de la Vienne explique aussi "le protocole: les prélèvements seront effectués dans les Ehapd par des personnels soignants infirmiers ou médecins. L’analyse sera réalisée par Qualyse et les résultats seront validés par l’un des laboratoires BIO86. Une formation sera dispensée aux infirmières pour la réalisation de ces prélèvements".
De plus, "seront testés en priorité les résidents des Ehpad touchés par le Covid et leur personnel", les premiers tests pouvant avoir lieu "dès la semaine prochaine [donc cette semaine, NDLR]".
"Le dépistage sera ensuite étendu aux autres Ehpad. Le département prendra en charge le coût des tests et des analyses réalisées par Qualyse si cela ne rentre pas dans les remboursements de la sécurité sociale", annonce aussi le conseil départemental.

Mobilisation dans les Hauts-de-Seine à partir de jeudi

Dans un communiqué diffusé mardi, les Hauts-de-Seine annoncent que "dans le cadre d'un plan d'urgence visant à prévenir la propagation de l'épidémie et à protéger les personnes âgées les plus vulnérables, une campagne de dépistage systématique à l'échelle du département est lancée".
"Il s'agit d'une démarche visant à sécuriser d'une part, leur accompagnement par les professionnels médico-sociaux et d'autre part, leur retour à domicile", commente-t-il.
Ainsi, "à partir du 16 avril 2020 [jeudi], le département mobilise un réseau de laboratoires d'analyses répartis sur l'ensemble des Hauts-de-Seine pour pratiquer 25.000 tests moléculaires homologués (PCR)", pour une campagne qui "vise à dépister au total 10.000 résidents et 6.800 personnels des Ehpad, 200 personnels et 2.500 résidents des résidences autonomies, ainsi que 5.500 salariés des services d'aide et d'accompagnement à domicile [Saad]".
En Meurthe-et-Moselle, "le CHRU de Nancy et le conseil départemental 54 coordonnent et mettent en oeuvre le dispositif", dans les 73 Ehpad du département, pour dépister 10.000 personnes dont 6.200 résidents, ont-ils annoncé vendredi dans un communiqué commun (cf dépêche du 15/04/2020 à 18:10).
Mardi, le département de Saône-et-Loire expliquait sur son site internet que "le laboratoire départemental Agrivalys 71 a effectué ses premières analyses Covid-19 jeudi 9 avril 2020 à partir d’une quarantaine de prélèvements transmis par le centre hospitalier de Mâcon".
"L’analyse du Coronavirus Covid-19 entrant pleinement dans les compétences et l’expérience des équipes d’Agrivalys71, le président du laboratoire départemental Frédéric Brochot, vice-président chargé de l’agriculture au département, et la directrice d’Agrivalys, Nathalie Pozzi, ont souhaité les mettre au service des besoins de dépistage de la population dans le cadre de la crise sanitaire", détaille ainsi le conseil départemental.

Des communes aussi

A noter que des communes ont également annoncé leur implication dans le dépistage des résidents d'Ehpad. C'est le cas de la ville de Nancy, qui a mis en place dès le 31 mars un "dépistage systématique" du Covid-19 au sein de l'Ehpad "Notre maison" géré par le centre communal d'action sociale (CCAS), qualifiant son initiative de "première nationale".
Le personnel a été testé entre le 30 mars et le 1er avril, et les résidents entre le 2 et le 6 avril. Pour tous, une seconde sérologie doit être effectuée "15 jours plus tard", comme l'exige la procédure.
De même, Philippe Juvin, maire Les Républicains de La Garenne-Colombes (Hauts-de-Seine), également chef des urgences de l'hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP, AP-HP, Paris), a décidé de dépister les résidents des Ehpad de sa commune "dès le 31 mars", a fait savoir la ville dans un communiqué le 30 mars.
Le laboratoire RS Bio a réalisé "ce dépistage systématique" des résidents et du personnel des Ehpad commerciaux La Tournelle (géré par Emera) et La Garenne (géré par Orpea). "Au total, entre 150 et 200 personnes seront testées par établissement", avait annoncé la commune.
A noter par ailleurs que mardi, le Syndicat national des établissements et résidences privés pour personnes âgées (Synerpa) s'est déclaré insatisfait du protocole national décrivant la politique de dépistage en Ehpad car il ne met pas "suffisamment l’accent" sur les tests réalisés sur les résidents (cf dépêche du 14/04/2020 à 16:35).
vl/ab/APMnews

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