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Les signatures génomiques pronostiques commerciales peu fiables pour les mélanomes de stade I

WASHINGTON, 4 août 2020 (APMnews) - Les signatures génomiques commerciales apparaissent peu fiables pour déterminer le pronostic des mélanomes de stade I, selon une méta-analyse publiée dans JAMA Dermatology fin juillet.
Des signatures génomiques commerciales sont disponibles sur les marchés américain (DecisionDX-Melanoma*, Castle Biosciences) et européen (MelaGenix*, NeraCare GmBH) pour les mélanomes cutanés primitifs. Les deux tests sont destinés à améliorer l'estimation du pronostic en indiquant si les patients présentent des risques de récidive ou de métastases faible ou élevé.
Alors que la méthodologie de leur validation clinique prête à caution, ils sont utilisés par les cliniciens, notent Michael Marchetti, du Memorial Sloan Kettering Cancer Center à New-York et ses collègues.
Ils ont conduit une méta-analyse afin d'évaluer les performances de ces deux tests commerciaux chez des patients atteints de mélanome cutanés de stade AJCC (American Joint Committee on Cancer) I ou II.
Ils ont inclus 7 études conduites sur 1.450 patients. Les performances des deux tests variaient en fonction du stade du mélanome.
Parmi les patients soumis au test MelaGenix*, 88 avaient un mélanome de stade I et 245 de stade II. Parmi les patients dont le mélanome a récidivé, le test avait correctement classé 32% de ceux atteints d'un mélanome de stade I et 76% de ceux avec un mélanome de stade II. Parmi les patients qui n'ont pas récidivé, le test avait correctement classé 77% des patients atteints d'un mélanome de stade I et 43% de ceux atteints d'une maladie de stade II.
Des résultats comparables ont été obtenus avec le test DecisionDx-Melanoma* commercialisé aux Etats-Unis.
Les auteurs estiment que ces deux tests sont très peu performants pour prédire le risque de récidive des mélanomes de stade I et peu performants pour ceux de stade II.
La plupart des patients présentant un mélanome de stade I sont improprement classés parmi les personnes à faible risque de récidive par ces tests, soulignent-ils. Ils notent que l'impact de ces résultats faussement positifs n'est pas connu.
(JAMA Dermatology, publication en ligne du 29 juillet)
vib/ab/APMnews

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