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Résultats décevants pour l'étrolizumab dans la rectocolite hémorragique

BALE (Suisse), 10 août (APMnews) - L'anticorps monoclonal étrolizumab a donné des résultats contradictoires en traitement d'induction de la rectocolite hémorragique et a échoué en traitement d'entretien de cette maladie, dans plusieurs études de phase III annoncées par Roche.
"Déçu par ces résultats", le directeur médical de Roche Levi Garraway indique que des analyses de ces études (dont les résultats chiffrés ne sont pas donnés dans le communiqué de Roche) sont en cours afin de déterminer l'avenir de ce médicament dans la rectocolite hémorragique. De plus, des résultats de phases III sont encore attendus dans la maladie de Crohn.
L'étrolizumab, dont le mécanisme d'action est différent de celui des biothérapies existantes, cible deux intégrines, α4β7 et αEβ7, dans le but de contrôler le trafic et l'action de cellules immunitaires dans le système digestif. Le programme de phases III dans les maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (Mici) comprend 8 études, indique Roche, qui donne les conclusions de 4 études.
En traitement d'induction chez des patients n'ayant pas eu de traitement par anti-TNF, dans l'étude HIBISCUS I un résultat statistiquement significatif en faveur de l'étrolizumab a été observé. Mais l'étude HIBISCUS II dans la même indication n'a pas donné de résultat significatif.
L'étude HICKORY chez des patients ayant déjà eu un traitement par anti-TNF a donné un résultat positif en traitement d'induction. En revanche, cet essai évaluait aussi l'étrolizumab en traitement d'entretien et, dans cette indication, le critère d'efficacité n'était pas atteint.
Enfin, dans l'étude LAUREL, en entretien chez des patients n'ayant pas eu auparavant d'anti-TNF, le critère primaire d'efficacité n'a pas non plus été atteint.
fb/ab/APMnews

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