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Investissements courants des établissements de santé: la répartition régionale des 650 M€ prévus pour 2021 fixée (ministère)

PARIS, 14 novembre 2020 (APMnews) - Le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran, a annoncé le détail de la répartition régionale des 650 millions d’euros (M€) prévus en 2021 pour les investissements du quotidien des établissements de santé et la "réduction des inégalités de santé", dans un communiqué diffusé samedi.
L'attribution début 2021 de ces crédits est une des traductions de la mesure du Ségur de santé prévoyant 6 milliards d'euros d'investissements dans les établissements de santé, sur 5 ans.
Le total de 650 M€ correspond aux 150 M€ qui avaient été annoncés fin 2019 dans le cadre du plan "Investir pour l'hôpital" par l'ancienne ministre de la santé Agnès Buzyn pour 2020, 2021 et 2022 (cf dépêche du 20/11/2019 à 13:17), auxquels s'ajoutent 500 M€ en 2021, ces crédits étant prévus dans l'Ondam inscrit dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFFS) en cours de discussions au Parlement.
"150 millions avaient été alloués par ma prédécesseure, Agnès Buzyn, à l’investissement du quotidien dans les hôpitaux, ce qui permet, par exemple, d’investir dans de nouveaux matériels, comme une chaudière plus performante, ou dans des locaux plus accueillants. Cette enveloppe sera désormais augmentée de 500 millions d’euros, pour que chaque soignant, chaque patient puisse constater très rapidement ce changement", avait déclaré Olivier Véran devant le Sénat.
Ces crédits seront alloués "dès janvier 2021", dont 150 M€ seront "orientés vers les territoires connaissant les inégalités les plus fortes", précise Olivier Véran dans le communiqué samedi.
"Jamais une telle aide n’a été apportée sur les investissements courants, qui se traduira dans le quotidien des soignants", affirme le ministère.
L'enveloppe de 150 M€ par an qui a été mise en oeuvre en 2020, à la suite du plan "Investir pour l'hôpital", a représenté un "soutien apporté au quotidien des établissements de santé (…) très apprécié des services de soins et des professionnels de santé, en répondant à des besoins concrets de matériel, de rénovation des locaux", commente le ministère.
"Si nous voulons que nos soignants continuent d’exercer leur vocation, nous devons leurs donner les moyens de le faire! Et cela demande d’investir pour qu’ils aient accès au matériel dont ils ont besoin quotidiennement, plus encore s’ils travaillent dans un territoire en difficulté. C’est ce que cet investissement massif, permis par le Ségur de la santé, va permettre", déclare Olivier Véran, cité dans le communiqué.
La répartition de cette enveloppe d'investissement se fera de manière déconcentrée, sous la responsabilité des agences régionales de santé (ARS), ce qui représente "une première pour un tel montant investi, qui s’inscrit dans la volonté du Ségur de la santé de donner plus de marges de manoeuvres aux territoires pour répondre à leurs enjeux de santé".

500 M€ pour l'investissement courant

Sur les 650 M€, 500 M€ sont destinés au renouvellement des investissements courants et du "matériel du quotidien, qui, s’il vient à manquer, alourdit la charge de travail et pèse sur les conditions de travail des soignants: pousse-seringues, moniteurs, chariot d’urgences, brancards, lits, etc.", détaille le ministère.
L’utilisation de ce budget affecté à chaque établissement se fera en étroite concertation avec les instances médicales des hôpitaux, afin de répondre aux besoins des soignants: chaque établissement décidera de l’affectation de cette enveloppe en se fondant sur les besoins exprimés par les services de soins et après avis de la communauté médicale d’établissement (CME) et de la commission des soins infirmiers, de rééducation et médico-techniques (CSIMRT).
Le ministère veut "permettre d’améliorer significativement et très rapidement le fonctionnement des services de soins". Olivier Véran veut marquer "son soutien aux équipes soignantes dans leur travail et dans la gestion de la crise Covid".

150 M€ pour les territoires les plus en tension et en difficulté dont 6 M€ par territoire ultramarin

Le reste de l'enveloppe, soit 150 M€, sera réparti "de manière à assurer une péréquation".
"Sont visés par ces enveloppes confiées aux ARS les départements les plus pauvres et les moins denses, souffrant d’une démographie médicale insuffisante du fait d’un manque d’attractivité. Réinvestir dans ces territoires en difficulté permettra à la fois de répondre aux besoins de leur population, d’améliorer les conditions de travail de leurs soignants et d’améliorer leur attractivité auprès des professionnels de santé", développe le ministère.
Un soutien particulier aux territoire ultramarins (départements et régions) est porté par cette enveloppe, chacun bénéficiant de 6 M€. Ces territoires nécessitent en effet un soutien particulier compte tenu de la précarité des populations et d’une usure accélérée des équipements médicaux.
Outre l’investissement courant, ces dotations pourront financer par exemple des équipements nécessaires à la médecine de proximité (scanners, IRM ostéoarticulaire, endoscopes, biologie délocalisée, etc.), mais aussi participer au financement de projets de santé dans des hôpitaux de proximité, ajoute le ministère.
Répartition des investissements par région:
Régions
Investissement
Auvergne-Rhône-Alpes
68 M€
Bourgogne-France-Comté
31 M€
Bretagne
25 M€
Centre-Val de Loire
23 M€
Corse
11 M€
Grand-Est
51 M€
Guadeloupe
10 M€
Guyane
8 M€
Hauts-de-France
55 M€
Ile-de-France
105 M€
La Réunion
13 M€
Martinique
10 M€
Mayotte
8 M€
Normandie
27 M€
Nouvelle Aquitaine
62 M€
Occitanie
67 M€
Pays de la Loire
26 M€
Paca
52 M€
Total
650 M€
sl-san/san/APMnews polsan-une

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