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Covid-19: un arrêté modifie la population cible des tests antigéniques

PARIS, 17 novembre 2020 (APMnews) - Un arrêté publié mardi au Journal officiel modifie la population cible des tests antigéniques de dépistage du Sars-CoV-2, les cas symptomatiques étant désormais prioritaires pour les dépistages individuels, et conditionne leur remboursement à l'enregistrement des résultats dans la base de données SI-DEP.
Depuis le 17 octobre, ces tests rapides par prélèvement nasopharyngés pouvaient être réalisés sur les personnes asymptomatiques "hors personnes contact ou personnes détectées au sein d'un cluster" et sur les personnes symptomatiques. Pour ces dernières, plusieurs conditions cumulatives devaient être remplies: la personne est âgée de 65 ans ou moins et ne présente aucun risque de forme grave du Covid-19, le résultat du test par RT-PCR ne peut être obtenu dans un délai de 48 heures et le test antigénique est réalisé dans un délai inférieur ou égal à quatre jours après le début des symptômes (cf dépêche du 19/10/2020 à 11:34).
L'arrêté publié mardi supprime ces conditions pour les personnes symptomatiques et ajoute que, dans le cadre d'un diagnostic individuel, le test est "réservé prioritairement aux personnes symptomatiques et doit être utilisé dans un délai inférieur ou égal à quatre jours après l'apparition des symptômes".
Toutefois, en cas de résultat négatif du test antigénique, les professionnels de santé doivent informer "les personnes symptomatiques âgées de 65 ans ou plus et les personnes qui présentent au moins un facteur de risque, tel que défini par le Haut conseil de la santé publique [HCSP], qu'il leur est recommandé de consulter un médecin et de confirmer ce résultat par un examen de détection du génome du Sars-CoV-2 par RT PCR", est-il indiqué.
L'arrêté ajoute qu'à titre subsidiaire, lorsque les professionnels de santé habilités à réaliser ces tests, soit les infirmiers, les médecins et les pharmaciens, "l'estiment nécessaire dans le cadre d'un diagnostic, ces tests peuvent être utilisés pour des personnes asymptomatiques, à l'exclusion des personnes contacts et des personnes identifiées au sein d'un cluster".
Le test est également toujours réalisable dans le cadre d'opérations de dépistage collectif, "organisées notamment par l'employeur ou une collectivité publique au sein de populations ciblées, en cas de suspicion de cluster ou de circulation particulièrement active du virus, après déclaration au représentant de l'Etat dans le département".
Dans cette situation, il n'y a pas de distinction entre cas symptomatiques et asymptomatiques et les opérations "restent soumises aux protocoles prévus" par l'arrêté du 10 juillet.
Les tests sont alors réalisés par un médecin, un infirmier, un pharmacien, ou un professionnel habilité à réaliser l'examen, dont la liste est précisée dans l'article 25 de l'arrêté du 10 juillet 2020.
"Les résultats des tests sont rendus par un médecin, un pharmacien ou un infirmier" et "l'organisation garantit l'enregistrement de ces résultats, le jour même, dans le système dénommé 'SI-DEP' institué par le décret du 12 mai 2020".
L'arrêté publié mardi conditionne en effet la présentation au remboursement de ces tests à l'enregistrement du résultat, le jour de la réalisation de l'examen, dans le système d'information national de dépistage, SI-DEP, que peuvent renseigner les pharmaciens et les infirmiers depuis dimanche (cf dépêche du 16/11/2020 à 11:36).
Il prévoit en outre que, lors de l'accueil des personnes soumises aux tests antigéniques, les professionnels leur remettent un document sur la conduite à tenir en cas de résultats positifs ou négatif (en plus des dispositions déjà prévues: vérifier, avant la réalisation du test, que la personne répond aux critères d'éligibilité et qu'elle est informée des avantages et des limites du test et recueillir son consentement libre et éclairé).

Assouplissement des procédures pour réaliser des diagnostics du Sars-CoV-2

Enfin, le texte assouplit les procédures de mise en oeuvre de l'ensemble des tests de diagnostic du Sars-CoV-2 qui peuvent être réalisés, en remplaçant certains régimes d'autorisation préalable par des régimes de déclaration préalable. Ainsi, alors que l'examen de biologie médicale de détection du Sars-CoV-2 pouvait jusqu'ici être réalisé uniquement après autorisation du représentant de l'Etat dans le département, il peut désormais être fait "après déclaration" à ce même représentant.
Même changement pour les prélèvements "à l'extérieur de la zone d'implantation du laboratoire de biologie médicale qui réalise la phase analytique de l'examen" et pour la réalisation de cette phase analytique par un laboratoire "dans un local présentant des garanties suffisantes de qualité et de sécurité sanitaire": une déclaration au représentant de l'Etat dans le département suffit.
(Journal officiel, mardi 17 novembre, texte 21)
mjl/eh/APMnews

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