dépêche

 - 

Covid-19: des campagnes de dépistage massif devraient être déployées "avant les fêtes" dans trois zones (Jean Castex)

PARIS, 2 décembre 2020 (APMnews) - Le premier ministre, Jean Castex, a annoncé mercredi matin au micro de RMC que des campagnes de dépistage massif du Covid-19 devraient être déployées "avant les fêtes" de fin d'année dans trois "aires urbaines assez denses", à titre d'expérimentation.
Interrogé sur les lieux où se dérouleraient ces expérimentations, le premier ministre a d'abord répondu qu'il ne pouvait "pas les révéler", avant de souffler que cela serait "peut-être dans le Nord, peut-être en Normandie, peut-être en région Auvergne-Rhône-Alpes".
Les zones choisies seront des "aires urbaines assez denses" où se trouve "pas mal de population", a-t-il ajouté, sans vouloir préciser davantage les lieux concernés.
Il a fait savoir que l'idée derrière ces expérimentations était de mieux connaître les quartiers, les populations et les lieux de vie les plus touchés par une circulation du Sars-CoV-2, et a précisé que les tests se feraient "sur la base du volontariat".
"On va pouvoir en tirer des enseignements curatifs, des enseignements préventifs", a-t-il déclaré, précisant que les autorités travaillaient à ce que ces campagnes de tests puissent se dérouler "avant les fêtes" de fin d'année.
Jean Castex a par ailleurs souligné que "tester, même massivement, cela ne sert à rien si derrière, les personnes testées et leurs cas contacts ne respectent pas l'isolement".
Il a donc indiqué que les autorités travaillaient "sur un renforcement de l'effectivité de cet isolement par un accompagnement renforcé, individualisé" car pour l'heure, "le respect de cet isolement, c'est [juste] un coup de fil ou un sms".
"Nous pouvons poser la question, à l'aune d'exemples étrangers, de savoir s'il ne serait pas nécessaire, en dernière extrémité, [d'instaurer des sanctions en cas de non-respect de l'isolement]", a-t-il noté, ajoutant que le sujet était "sur la table" et qu'il fallait que cela "donne lieu à un débat avec le Parlement".
Néanmoins, "si nous arrivons, avec les moyens qu'on va déployer, à assurer une meilleure effectivité de l'isolement par un accompagnement renforcé, par une pédagogie plus forte, alors l'obligation et la sanction ne seront pas forcément utiles, ce n'est pas une fin en soi", a-t-il assuré.
Le premier ministre a par ailleurs pointé que "grâce à l'effort des Français, qui ont appliqué les mesures" sanitaires, l'épidémie de Covid-19 diminuait "fortement". "Son rythme de diminution nous place en Europe parmi les pays où la situation est, je n'ose dire la meilleure, en tout cas la moins mauvaise."
sb/hc/APMnews

[SB2QKPD5K]

A lire aussi