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Covid-19: le couvre-feu possiblement avancé à 18 h dans 10 autres départements dès dimanche (Jean Castex)

PARIS, 7 janvier 2021 (APMnews) - Le couvre-feu est prolongé au moins jusqu'au 20 janvier et il pourrait être avancé à 18 heures dans dix nouveaux départements de l'Est de la France à compter de dimanche, a annoncé jeudi lors d'une conférence de presse le premier ministre, Jean Castex.
Le "régime de couvre-feu" à 20 heures est prolongé jusqu'au 20 janvier, a déclaré le premier ministre. Dans les 15 départements où il y a été avancé à 18 heures depuis samedi (cf dépêche du 01/01/2021 à 15:16), "cette mesure s'appliquera pendant au moins quinze jours".
Les dernières données épidémiologiques "nous amènent à identifier 10 départements supplémentaires, plutôt situés dans l'est de la France, où pourrait également se poser la question d'une mise en oeuvre" d'un couvre-feu avancé à 18 heures du fait de taux d'incidence supérieurs à 200 cas pour 100.000 habitants.
Les préfets "vont conduire très rapidement les concertations nécessaires avec les élus de ces territoires pour bien analyser la situation", et en fonction de "leurs retours des décisions seront prises d'ici [vendredi] soir pour entrer en vigueur à compter de dimanche", a continué Jean Castex.
Le premier ministre n’a toutefois pas donné la liste des dix départements concernés.
"Toutes les activités, tous les établissements, tous les équipements qui sont aujourd'hui fermés le resteront encore" jusqu'à la fin janvier, a-t-il par ailleurs annoncé. "Les musées, cinémas, théâtres, salles de spectacle, les équipements sportifs ou de loisirs ne connaîtront aucun assouplissement dans les semaines qui viennent."
Cependant, "les conditions d'une reprise à compter de début février seront concertées avec les représentants de ces secteurs", afin de "travailler avec eux à une méthode d'ouverture encadrée et progressive". Un nouveau point de situation sera fait le 20 janvier pour voir s'il est possible d'envisager une réouverture en février.
Dans les stations de ski, "les remontées mécaniques ne pourront pas rouvrir tout de suite", a-t-il précisé. En ce qui concerne les bars, restaurants et salles de sport, une réouverture "sera reportée à minima jusqu'à mi-février".

La "deuxième vague est toujours là"

Malgré "les perspectives de la vaccination, nous ne devons pas baisser la garde". La "deuxième vague est toujours là" et la situation sanitaire "est loin d'être revenue à la normale", "elle est même plus fragile" qu'auparavant, a déclaré Jean Castex.
Le nombre de contaminations "a tendance à progresser depuis la mi-décembre", avec actuellement "un peu plus de 15.000 nouveaux cas" par jour, "soit trois fois plus que l'objectif de 5.000 cas par jour" permettant la réouverture de certains établissements (cf dépêche du 24/11/2020 à 22:23).
La pression sur le système hospitalier "reste très forte" avec "chaque jour près de 2.500 nouvelles hospitalisations et plus de 200 admissions en réanimation, soit une personne toutes les sept minutes", a poursuivi le premier ministre.
Jeudi, 25.000 personnes étaient "toujours hospitalisées" en raison du coronavirus, dont 2.600 en réanimation, "soit un lit de réanimation sur deux occupé" par un malade Covid. En conséquence, des opérations chirurgicales moins urgentes continuent d'être déprogrammées.
Une situation d'autant plus inquiétante que l'impact (ou non) des fêtes de fin d'année devrait être connu "en milieu de semaine prochaine". "Nous aurons alors suffisamment de recul pour en apprécier les effets", a-t-il continué.

Des mesures face au variant anglais du virus

Dix-neuf cas de variant anglais du coronavirus Sars-CoV-2 et trois cas de variant sud-africain ont été détectés en France et des clusters sont surveillés (cf dépêche du 07/01/2021 à 17:51), a rapporté lors de la conférence de presse le ministre des solidarités et de la santé, Olivier Véran.
"Le variant sud-africain est encore mal connu. Il fait l'objet de recherches à l'échelle mondiale", a-t-il déclaré.
"Le variant anglais fait davantage l'objet d'études et de publications". Il est "considéré comme plus contagieux, de l'ordre de 40% jusqu'à 70%" plus que le virus présent actuellement en France.
"En environ deux mois", ce variant est devenu "majoritaire en Angleterre". Il donnerait "le même type de symptômes que le variant classique, sans davantage de cas graves", mais il serait "plus contagieux chez les enfants" sans conduire non plus à une augmentation des cas graves, a développé Olivier Véran.
Alors que deux clusters du variant anglais ont été détectés en Bretagne et en Ile-de-France, "nous nous attendons à en identifier davantage", a prévenu le ministre.
La "menace" de ces deux variants "est prise très au sérieux" et des "mesures" sont prises pour empêcher leur circulation en France. "Tous les laboratoires ainsi que Santé publique France sont mobilisés pour traquer le virus partout", et "tous les tests PCR pouvant suggérer qu'il s'agit du variant" seront analysés par du séquençage génétique.
Par ailleurs, "toutes les personnes venant de Grande-Bretagne ou d'Afrique du Sud doivent présenter un test négatif datant de 72 heures avant le départ" si elles souhaitent venir en France, a poursuivi Olivier Véran.

La campagne de tests fonctionne bien, selon Jean Castex

Parallèlement à la vaccination, la "stratégie, alerter, protéger" va continuer d'être appliquée "pendant encore quelques mois", a déclaré Jean Castex.
Elle est "sans doute l'une des plus performantes d'Europe" avec notamment "3,5 millions de tests au cours de la semaine de Noël", "12.000 points de tests", "86% de résultats rendus en moins de 24 heures" et un dispositif qui est "entièrement gratuit" contrairement aux autres pays européens.
Certes, "il y a eu des problèmes et des difficultés" dans le dispositif de test mais dire "que cela ne marche pas est faux", a affirmé le premier ministre en réponse à certaines critiques.
En ce qui concerne les mesures d'isolement, "des outils et des moyens vont être déployés". A partir du 10 janvier, dès l'apparition de symptômes, ou si l'on est cas contact, "il suffira de s'inscrire sur le site de l'assurance maladie pour obtenir un arrêt de travail immédiat", sans jour de carence, a-t-il annoncé.
En outre, chaque personne déclarée positive "se verra proposer à compter du 20 janvier une visite à domicile par un infirmier", a ajouté le premier ministre.
Jean Castex et Olivier Véran ont par ailleurs dénoncé lors d'un point presse les critiques émises quant à la lenteur du déploiement de la campagne vaccinale, tout en annonçant que la prochaine étape, qui cible les personnes de 75 ans et plus vivant à domicile, serait avancée au lundi 18 janvier (cf dépêche du 08/01/2021 à 10:16).
syl/fb/APMnews polsan-une

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