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Adrénomyéloneuropathie: des résultats de phase II/III en partie positifs pour la lériglitazone

MATARO, BARCELONE (Espagne), 26 janvier 2021 (APMnews) - La lériglitazone, un nouvel agoniste sélectif de PPAR gamma, a montré une certaine efficacité chez des patients atteints d'adrénomyéloneuropathie (AMN), une maladie rare neurodégénérative, rapporte la société de biotech Minoryx dans un communiqué mardi.
L'adrénomyéloneuropathie est une maladie neurodégénérative entraînant une paraparésie spastique progressive et un dysfonctionnement du système nerveux autonome. Aucun traitement approuvé n'existe à ce jour contre cette maladie.
L'essai pivot multicentrique en double aveugle de phase II/III ADVANCE, mené en Europe et aux Etats-Unis, a inclus 116 patients randomisés entre la lériglitazone et un placebo, pour une durée de traitement de 96 semaines. Au total, 96 patients sont allés au bout de l'étude.
La société rapporte que, malgré un résultat non concluant sur le critère principal (changement par rapport au niveau de référence dans le test de 6 minutes de marche) évalué sur la population globale de l'étude, une différence "statistique et cliniquement significative" a été observée parmi les patients présentant des symptômes précoces.
Des améliorations significatives par rapport au placebo ont été observées en outre sur le contrôle de l'équilibre et la posture du corps -système neurophysiologique le plus affecté par l'AMN, note le laboratoire.
Des tendances positives "cohérentes" par rapport au placebo ont également été observées sur la progression de la myélopathie, évaluée par les échelles fonctionnelles Expanded Disability Status Scale (EDSS) et Severity Score System for Progressive Myelopathy (SSPROM). Ces effets étaient plus importants chez les patients ayant des symptômes plus récents.
L'effet clinique de ces améliorations dans les tests fonctionnels et sur les échelles neurologiques était significatif dans la population globale de patients, souligne la société.
La lériglitazone a aussi significativement réduit la progression des lésions cérébrales: à l'IRM, 8 des 39 patients sous placebo ont développé de nouvelles lésions ou ont montré une progression des lésions existantes, contre 3 patients sur 77 du bras recevant la lériglitazone.
Une progression des lésions cérébrales, avec un diagnostic indépendant d'adrénoleucodystrophie cérébrale (ALDc), ont concerné 6 patients sous placebo, contre aucun dans le bras actif.
Le profil de sécurité de la lériglitazone était généralement sûr et elle a été bien tolérée. "Comme prévu sur la base du mécanisme d’action du composé, la prise de poids et l’oedème étaient les effets secondaires indésirables les plus fréquents associés au traitement par lériglitazone", indique le laboratoire. Il n'y a eu aucun évènement indiquant une augmentation du risque cardiaque, précise-t-il.
"L’apparition d’une inflammation cérébrale constitue un danger mortel chez les patients souffrant d’AMN. Nos données suggèrent que ce risque peut être réduit de manière significative", commente Wolfgang Koehler de l'Université du Centre Médical de Leipzig, coordinateur et investigateur principal d’ADVANCE, cité dans le communiqué.
Une étude pédiatrique évaluant les effets de la lériglitazone sur la progression de la maladie chez des garçons âgés de 2 à 12 ans souffrant d’adrénoleucodystrophie cérébrale, l’un des phénotypes de l’ALD liée à l’X (ALD-X) les plus courants, est en cours.
La lériglitazone a obtenu en Europe et aux Etats-Unis le statut de médicament orphelin pour le traitement de l'ALD-X, ainsi que la désignation fast-track et d'application aux maladies pédiatriques rares pour le traitement de l'ALD-X, par la Food and Drug Administration (FDA).
cd/ab/APMnews

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