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Le dépistage du cancer colorectal continue de diminuer, mais sans chute brutale (SPF)

SAINT-MAURICE (Val-de-Marne), 7 avril 2021 (APMnews) - Le taux de dépistage du cancer colorectal dans la population concernée continue de diminuer dans la période 2019-2020, mais sans chute brutale par rapport à 2018-2019, malgré l'épidémie de Covid-19, selon des données mises en ligne mercredi par Santé publique France.
Interrogée par APMnews, SPF indique que "les taux de participation sont calculés par périodes de deux années glissantes (2010-2011, 2011-2012, 2012-2013, 2013-2014…) qui reflètent la périodicité biennale des invitations au programme". Ce qui explique qu'il y a donc toujours une année de chevauchement.
En 2019-2020, 28,9% de la population âgée de 50 à 74 ans -soit 5,1 millions de personnes- a réalisé un test de dépistage du cancer colorectal, indique SPF.
On était à 30,5% en 2018-2019 et 31,9% en 2017-2018 (cf dépêche du 12/06/2020 à 10:41).
"La participation au programme de dépistage organisé du cancer colorectal est en baisse constante depuis 2016-2017", constate SPF.
"Malgré une réduction temporaire des activités de dépistage au cours de l’année 2020 due à l’épidémie de COVID-19, il n’a pas été constaté de chute brutale de la participation à ce programme", affirme l'agence de veille sanitaire.
Des données d'Ile-de-France rapportées récemment avaient montré que l'arrêt du dépistage organisé des cancers lors du premier confinement avait été compensé par un surcroît d'activité ensuite, rappelle-t-on (cf dépêche du 26/01/2021 à 12:19).
Le taux de participation est plus élevé chez les femmes (30%) que chez les hommes (27,7%). Il augmente avec l’âge, passant pour les femmes de 27,6% chez les 50-54 ans à 34,1% chez les 70-74 ans et pour les hommes de 25,9% chez les 50-54 ans à 33,7% chez les 70-74 ans.
SPF rappelle qu'il existe des variations importantes selon les départements en termes de participation à ce dépistage. Les départements ayant les taux les plus élevés sont le Haut-Rhin (42,9%), le Bas-Rhin (42,2%) et le Maine-et-Loire (41,3%) et ceux ayant les taux les plus bas la Guyane (9%), la Corse (14,9%) et Paris (17,0 %).
Globalement ce sont les régions Grand Est, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire qui ont les taux les plus élevés et Ile-de-France, Corse, Occitanie et Provence-Alpes-Côte-d'Azur qui ont les taux les plus faibles.
Ces dépistages ont conduit à identifier des personnes positives dans 3,7% des cas (4,4% chez les hommes et 3% chez les femmes). Le taux de positivité augmente avec l'âge des participants, chez les hommes (de 3,7% chez les 50-54 ans à 5,8% chez les 70-74 ans) comme chez les femmes (de 2,8% chez les 50-54 ans à 3,8%). Il y a également des différences selon les départements.
SPF a noté que la proportion de personnes avec un test non analysable non refait au cours de la même période a été plus élevée en 2020 (4,7%, en comparaison à environ 3% les années précédentes).
Cela serait lié au fait que dans 80% des cas de test non analysable, le test était arrivé hors délai ou périmé au laboratoire d’analyse. D'une part, durant la période du Covid-19, la Poste a rencontré des difficultés d'acheminement; d'autre part, des participants ont pu envoyer leur test trop tardivement.
fb/cd/APMnews

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