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Cancer de l'ovaire BRCA muté: en 1re ligne, un gain de médiane de survie sans progression de 3 ans et demi avec l'olaparib

LONDRES, 2 novembre 2021 (APMnews) - Le traitement d'entretien de première ligne du cancer de l'ovaire avancé avec mutation dans BRCA1 ou BRCA2 par l'inhibiteur de PARP olaparib (Lynparza*, AstraZeneca) a permis d'allonger de 3 ans et demi la médiane de survie sans progression, montrent des résultats de suivi à long terme de l'essai SOLO1 publiés par le Lancet Oncology.
Il y a 3 ans, les résultats initiaux de l'essai montraient une augmentation du pourcentage de survie sans progression à 3 ans (60,4% avec l'olaparib, comparé à 26,9% dans le groupe placebo), et la médiane de survie sans progression s'élevait à 13,8 mois avec le placebo et n'était pas atteinte dans le groupe olaparib.
Susana Banerjee de l'Institute of Cancer Research à Londres et ses collègues publient les résultats de suivi à 5 ans des 391 patientes qui avaient été randomisées dans une proportion 2:1 entre l'olaparib et un placebo, après une réponse à une chimiothérapie à base de platine.
La médiane de survie sans progression, obtenue avec un traitement de 24,6 mois en médiane par olaparib, s'établit à 56 mois.
Ainsi, par rapport à 13,8 mois dans le groupe placebo, ce sont en médiane 3 ans et demi qui sont gagnés avec le traitement par inhibiteur de PARP dans cette situation de traitement d'entretien en 1re ligne.
Le pourcentage de survie sans progression à 5 ans s'élève à 48% avec l'olaparib et 21% dans le groupe placebo.
Un bénéfice était observé aussi bien chez les patientes considérées comme à haut risque (médiane de survie sans progression de 40,6 mois contre 11,1 mois) que chez celles à bas risque (non atteint, contre 21,9 mois).
Alors que lors de la première analyse une leucémie aiguë myéloblastique (LAM) avait été rapportée chez 1% des patientes traitées par olaparib, contre aucun cas avec le placebo, le suivi plus long montre qu'aucun autre cas de LAM ni de syndrome myélodysplasique n'a été observé.
"Dans une situation où seulement la moitié des femmes survivent à 5 ans après le diagnostic, nos résultats suggèrent que le traitement d'entretien par olaparib peut permettre une rémission à long terme, et potentiellement une guérison pour certaines", concluent les auteurs.
(The Lancet Oncology, publication en ligne du 26 octobre)
fb/nc/APMnews

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