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Bénéfice du lébrikizumab associé aux corticoïdes dans la dermatite atopique en phase III

BALTIMORE, 12 avril 2022 (APMnews) - Le lébrikizumab associé aux dermocorticoïdes s'est montré efficace dans le traitement de la dermatite atopique modérée à sévère, selon des résultats d'un essai clinique de phase III présentés à l'Annual Revolutionizing Atopic Dermatitis Conference à Baltimore, a annoncé Almirall lundi dans un communiqué.
Après quatre mois de traitement, 69,5% des patients traités par lébrikizumab à 250 mg et dermocorticoïdes ont obtenu une réduction d'au moins 75% de l'étendue et de la sévérité des lésions (score EASI 75), contre 42,2% de ceux traités par dermocorticoïdes et placebo, dans l'étude ADhere, selon le résumé du poster.
Le co-critère principal était atteint aussi, avec 41,2% des patients sous lébrikizimab + corticoïdes qui ont obtenu une disparition totale ou presque selon l'évaluation de l'investigateur (score IGA 0/1), contre 22,1% dans le groupe contrôle.
L'effet du lébrikizumab sur le score EASI 75 se distinguait du placebo dès un mois de traitement, souligne la société espagnole.
Les critères secondaires d'évaluation étaient également atteints pour le lébrikizumab sur le prurit (-50,7 points vs -35,5 points) et son effet sur le sommeil, ainsi que sur la qualité de vie (gain d'au moins 4 points chez 77,4% vs 58,7%).
Les événements indésirables les plus fréquemment rapportés étaient des conjonctivites (4% sous lébrikizumab vs 0% sous placebo), des céphalées (respectivement 4,8% vs 1,5%), une hypertension artérielle (2,8% vs 1,5%) et une sécheresse de l'oeil (2,1% vs 0%).
L'incidence des événements indésirables graves était similaire dans les deux groupes.
Parmi les patients recevant le lébrikizumab, 2,1% ont abandonné l'étude à cause des événements indésirables (rash cutané, réaction d'hypersensibilité et conjonctivite).
L'étude internationale ADhere a été menée auprès de 228 adultes et adolescents avec une dermatite atopique modérée à sévère mais l'analyse a porté sur 211 patients, après exclusion notamment d'un centre en raison de violations des bonnes pratiques cliniques. Ils avaient des symptômes insuffisamment contrôlés par dermocorticoïdes, associés ou non à un inhibiteur de calcineurine.
Ces données du programme de phase III viennent compléter les résultats des deux autres études sur le lébrikizumab en monothérapie présentés en mars (cf dépêche du 28/03/2022 à 11:44). "Nous sommes impatients de continuer à annoncer d'autres nouvelles étapes vers l'approbation potentielle [du produit] dans l'Union européenne", notamment des données issues de l'étude de prolongation en ouvert des études en monothérapie, a commenté le directeur scientifique d'Almirall, Karl Zigelbauer.
Almirall possède les droits de développement et de commercialisation de cet anticorps monoclonal dirigé contre l'interleukine IL-13 dans les indications dermatologiques en Europe tandis qu'ils sont réservés à Lilly pour les Etats-Unis et le reste du monde.
ld/nc/APMnews

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