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L'adrénaline non prescrite après une anaphylaxie dans 80% des cas (sondage)

PARIS, 26 septembre 2016 (APM) - Plus de huit patients sur 10 ayant déjà eu une réaction anaphylactique rapportent n'avoir jamais avoir reçu de prescription de stylo auto-injecteur d'adrénaline, selon un sondage Ifop réalisé pour l'Association française de prévention des allergies (Afpral) et le laboratoire Meda.
Selon cette enquête, "76% des Français méconnaissent l'anaphylaxie", indique la filiale française du groupe suédois, qui commercialise le stylo auto-injecteur Epipen*, dans un dossier de presse diffusé vendredi.
Les résultats sont issus de questionnaires auto-administrés en ligne, en juillet et août, auprès d'un échantillon de 319 personnes à risque anaphylactique et 392 proches, extrait d’un cumul de huit échantillons correspondant à un total de 8.003 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.
Sur l'ensemble des 711 personnes interrogées, seulement un quart (24%) déclare savoir précisément ce qu'est l'anaphylaxie, 32% disent savoir mais reconnaissent ne pas voir précisément ce dont il s'agit et 44% disent ne pas savoir.
Dans cet échantillon, 8% des personnes interrogées ont, elles-mêmes ou un de leur proche (enfant, conjoint, parent, fratrie), expérimenté une réaction allergique forte en mangeant un aliment particulier, en étant piqué par un insecte, en prenant un médicament ou sans savoir réellement pourquoi.
Parmi ces personnes en particulier, 82% affirment une absence de prescription d'adrénaline. Parmi les 18% ayant eu une prescription, plus d'un tiers (36%) n'ont pas eu de formation sur l'usage du stylo auto-injecteur. Lorsqu'un stylo-injecteur est prescrit, les patients semblent le garder sur eux mais dans ce sous-groupe, ils ne représentent que 15%.
De manière parallèle, seuls 19% répondent correctement à la question sur le traitement de l'anaphylaxie, alors que les deux tiers au total pensent savoir mais 40% se trompent en répondant les antihistaminiques, 32% des corticoïdes en comprimés ou 24% des corticoïdes inhalés.
Pourtant, ils sont plus nombreux à déclarer un contact avec des professionnels de santé et en médecin en particulier: 75% ont été pris en charge par "les urgences mobiles", 74% ont été hospitalisés, 60% se sont rendus aux urgences, 57% ont consulté un "médecin spécialiste en allergologie" et 31% un généraliste.
Ils sont également une majorité (91%) à se déclarer conscients du risque vital d'une réaction anaphylactique.
Dans son dossier de presse, Meda rappelle que 17 millions de personnes en Europe souffrent en particulier d'allergies alimentaires dont 3,5 millions sont âgées de moins de 25 ans. Au cours des 10 dernières années, en Europe, le nombre d'hospitalisations d'enfants pour des réactions allergiques sévères, a été multiplié par sept.
Le laboratoire finance une campagne de sensibilisation grand public de l'Afpral, avec deux affiches présentant un jeune homme et une petite fille avec un angioedème au visage, pour inciter à consulter un médecin allergologue.
ld/san/APM

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