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L'ENDOMETRIOSE ASSOCIEE A UN RISQUE PLUS ELEVE D'AUTRES MALADIES

CAMBRIDGE, 30 septembre (APM-Reuters) - Les femmes ayant une endométriose sont plus à risque de souffrir d'un certain nombre d'autres maladies, en particulier des troubles auto-immuns, des allergies, de l'asthme, de l'hypothyroïdie, un syndrome de fatigue chronique ou de la fibromyalgie, selon une étude américaine.
Ninet Sinaii du National Institute of Child Health and Human Development à Bethesda (Maryland) et ses collègues ont mené une étude auprès de 3.680 femmes américaines, membres de l'Endometriosis Association, qui ont toutes eu une endométriose diagnostiquée chirurgicalement. Il s'agit de la première étude fournissant des données sur les caractéristiques et les comorbidités des patientes souffrant de douleur liée à l'endométriose, indiquent les auteurs.
Environ 20% d'entre elles présentaient une ou plusieurs autres maladies coexistantes.
Par rapport à la population générale féminine américaine, les femmes atteintes d'endométriose présentaient un taux plus élevé d'hypothyroïdie (9,6% contre 1,5%), de fibromyalgie (5,9% contre 3,4%) et de syndrome de fatigue chronique (4,6% contre 0,03%).
Elles avaient également un taux plus élevé de maladies inflammatoires auto-immunes, à savoir de polyarthrite rhumatoïde (1,8% contre 1,2%), de lupus érythémateux disséminé (0,8% contre 0,04%), de syndrome de Sjögren (0,6% contre 0,03%) et de sclérose en plaques (0,5% contre 0,07%).
Les allergies et l'asthme étaient également plus fréquents chez les femmes ayant une endométriose, 61% et 12% d'entre elles en souffrant respectivement contre 18% et 5% dans la population générale féminine. Ces taux étaient encore plus élevés chez les femmes qui souffraient en plus de fibromyalgie ou de syndrome de fatigue chronique, puisqu'ils atteignaient 88% et 25%, respectivement.
Par ailleurs, les membres de la famille des patientes présentaient plus fréquemment une endométriose, notent les auteurs.
Ils mettent également en évidence le fait qu'il s'écoule en moyenne 10 ans à partir de l'apparition des symptômes de douleur pelvienne avant que le diagnostic d'endométriose ne soit posé. Les auteurs recommandent donc aux médecins, en particulier ceux prenant en charge des adolescentes, de penser à un diagnostic d'endométriose chez les patientes se plaignant de douleur pelvienne et de recherche d'éventuelles comorbidités potentiellement graves chez ces patientes.
(Human Reproduction, Vol 17 No 10, pp. 2715-2724)

[CDFIR006]

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