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UNE VASCULARITE CUTANEE ET UNE COLITE INFLAMMATOIRE RAPPORTEES SOUS INTERFERON BETA-1A

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NANTES, 15 avril (APM-Reuters) - Le traitement de la sclérose en plaques (SEP) par interféron bêta-1a a provoqué une vascularite cutanée chez une patiente et une colite inflammatoire chez une autre, rapportent pour la première fois deux équipes de médecins.
Ces résultats ont été présentés dans le cadre des Journées de neurologie de langue française qui se sont déroulées à Nantes la semaine dernière.
Le Dr Edith Pomet, du CHG Jacques-Coeur à Bourges, et ses collègues ont étudié le cas d'une patiente atteinte d'une SEP rémittente et traitée depuis 10 mois par Rebif* (Serono).
Ils ont remarqué qu'un placard érythémateux transitoire apparaissait parfois au site d'injection.
Le lendemain d'une nouvelle injection était apparu cette fois un placard éryhémato-maculo-papuleux diffus avec prurit, oedèmes aux jambes, prise pondérale et purpura.
Les examens biologiques ont révélé une protéinurie minime et une hématurie et l'analyse histologique une vascularite lymphocytaire non spécifique.
L'évolution a été favorable après arrêt de l'interféron-bêta 1a ainsi que du magnésium prescrit quatre mois par an depuis de nombreuses années.
Les médecins notent également que de rares cas de vascularite et d'atteintes glomérulaires ont été décrits avec d'autres interférons, mais jamais avec le magnésium.
Ils supposent qu'une allergie, une immunomodulation et une action de l'interféron bêta-1a sur la cascade du complément peuvent être des mécanismes pathogéniques possibles de cet effet indésirable, mais n'excluent pas l'hypothèse d'une toxicité cumulative ou d'un effet toxique direct de l'interféron bêta-1a.
UN PREMIER CAS DE COLITE INFLAMMATOIRE
Le Dr Papeix de la Fondation Rothschild à Paris et ses collègues rapportent de leur côté la survenue d'une colite inflammatoire probablement liée à l'interféron bêta-1a chez une femme de 35 ans, suivie pour une SEP évoluant sur un mode rémittent depuis 1998.
Elle a reçu ce médicament en juin 2002, après un traitement par Novantrone* (mitoxantrone, Wyeth) débuté en octobre 2001. Deux mois après, elle a développé des douleurs abdominales hypogastriques irradiant vers les deux fosses iliaques associées à des diarrhées et un amaigrissement de 4 kg.
Le bilan biologique en octobre 2002 a montré une leuconeutropénie, une TSH normale. La fibroscopie et la coloscopie étaient macroscopiquement normales, mais l'examen histologique des biopsies du caecum et du sigmoïde a révélé une colite microscopique de type lymphocytaire.
Les symptômes digestifs ont disparu deux semaines après l'arrêt de l'interféron bêta-1a.
Les médecins attendent les résultats d'un contrôle biopsique pour confirmer ce premier cas de colite inflammatoire décrit sous interféron bêta-1a.
(Revue neurologique, vol.159, supp. n°3, p.2S65-2S76)

[LDGDB001]

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