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RETARD DE CROISSANCE INTRA-UTERIN : EFFET LIMITE DE L'HORMONE DE CROISSANCE ADMINISTREE A L'ADOLESCENCE

STANFORD, 5 août (APM-Reuters) - L'administration d'hormone de croissance à des adolescents de petite taille à cause d'un retard de croissance intra-utérin semble permettre, mais seulement à certaines patients, de rattraper la taille adulte standard, suggère une étude randomisée française financée par Sanofi-Synthélabo.
S'ils ne rattrapent pas la taille standard au cours des deux premières années de vie, les enfants ayant eu un retard de croissance intra-utérin risquent de conserver une petite taille à l'âge adulte, rappellent le Dr Jean-Claude Carel, de l'hôpital Cochin à Paris (AP-HP, XIVème), et ses collègues.
L'hormone de croissance a été proposée à ces enfants à un stade prépubère mais ce traitement reste controversé, indiquent-ils.
En France, seule la somatropine de Sanofi-Synthélabo (Maxomat*) est notamment indiquée dans le retard de croissance intra-utérin, rappelle-t-on.
Ces médecins français ont conduit la première étude randomisée sur les effets de l'hormone de croissance chez des adolescents de petite taille à cause d'un retard de croissance intra-utérin.
Ils ont répartis168 enfants prépubères de petite taille, âgés en moyenne de 10,5 ans pour les filles et 12,5 ans pour les garçons, entre 0,067 mg/kg par jour d'hormone de croissance jusqu'à atteindre l'âge adulte et aucun traitement.
La taille moyenne en début d'étude était de -3,2 déviations standards (DS) par rapport à la norme.
Après un traitement de 2,7 ans en moyenne, la taille adulte était de -2,1 DS chez les enfants traités contre -2,7 DS dans le groupe non-traité, une différence qui était significative.
Le gain de taille à l'âge adulte avec le traitement par hormone de croissance était de 1,1 DS contre 0,5 DS dans le groupe non-traité (p=0,002).
Les analyses multivariées ont confirmé que l'hormone de croissance possède des effets propres sur la croissance, avec un gain de taille en moyenne de 0,6 DS, sur la durée (0,4 DS par an), permettant à la moitié des enfants traités d'atteindre à l'âge adulte une taille dans les valeurs normales, concluent les auteurs.
Mais les biais identifiés (l'étude n'était pas en double-aveugle, le taux de perte a été de 30% chez les contrôles et de 11% dans le groupe traité) amoindrissent tous la qualité des résultats, affirment les chercheurs.
Le profil de tolérance du traitement était "excellent", ajoutent les auteurs. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés touchaient la fonction respiratoire, le système ostéomusculaire, le système nerveux central et le tractus digestif.
(J Clinical Endocrinology & Metabolism, vol.88, n°4, pp.1.587-1.593)

[LDGH4001]

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