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MALADIE DE CREUTZFELDT-JAKOB : RESULTATS TRES PRELIMINAIRES AVEC UN TEST SANGUIN CHEZ L'HOMME

LONDRES, PARIS, 26 mai (APM) - Des chercheurs britanniques ont présenté mercredi au congrès international sur les prions à Paris des résultats très préliminaires sur un test sanguin de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (MCJ).
Il s'agit du test immunologique Seprion* qui a été développé par la société britannique de diagnostic Microsens, au départ pour détecter la protéine prion anormale en post-mortem dans des prélèvements de cerveaux chez des patients atteints de la MCJ et chez des bovins atteints de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).
La société londonienne a déjà vendu les droits de Seprion* aux laboratoires Idexx aux Etats-Unis pour une utilisation dans l'ESB en post-mortem.
Entretemps, Microsens a poursuivi ses recherches avec sa technologie Seprion*, avec pour objectif la détection sanguine du prion pathogène chez des sujets atteints de la MCJ ou de l'ESB.
Ces prélèvements de sang sont d'abord traités pour ne conserver globalement que les globules blancs.
Ensuite, le prion infectieux est capturé par un ligand qui présente une certaine affinité pour lui, puis il est détecté par un anticorps, une enzyme signalant le résultat positif en faisant virer l'échantillon au bleu, explique à l'APM Christopher Stanley, le PDG de la société Microsens.
Le test sanguin a été évalué contre contrôles chez un seul patient présentant des symptômes de la MCJ iatrogénique et chez 5 moutons atteints de la tremblante.
"Dans tous les cas, la technologie Seprion* a détecté les protéines prions anormales associées à la maladie. C'est la première fois qu'un test sanguin a démontré avec succès la détection de ces protéines prions anormales à la fois chez l'homme et chez l'animal", indique Microsens dans un communiqué.
Christopher Stanley précise à l'APM que des dizaines de prélèvements sanguins humains provenant de l'établissement de transfusion britannique et que des centaines de prélèvements sanguins de moutons ont subi le test Seprion* pour s'assurer que les prélèvements négatifs étaient bel et bien négatifs. La spécificité jusqu'à présent a été de 100%.
Microsens prévoit d'étendre ses recherches en incluant plus de prélèvements sanguins humains de patients présentant des symptômes de la MCJ.
La société est déjà en discussions avec les sociétés de diagnostic les plus importantes avec pour objectif de trouver un partenaire cette année et de lancer le test en 2006, poursuit Christopher Stanley.
Plusieurs autres sociétés de biotechnologie, y compris Prionics en Suisse et Inpro en Californie, sont en train de développer différentes technologies pour détecter les protéines prions anormales.

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