dépêche

 - 

Un cas de rhabdomyolyse avec l'imatinib

WASHINGTON, 19 juin 2008 (APM) - Un cas de rhabdomyolyse est rapporté chez une patiente traitée par l'anticancéreux inhibiteur de tyrosine kinase imatinib (Glivec*, Novartis) par des cancérologues français.
Il s'agit du premier cas rapporté de ce type de complication musculaire sévère avec ce produit, dont les chercheurs du centre Oscar-Lambret à Lille et de l'hôpital Edouard-Herriot à Lyon rappellent qu'il y a par ailleurs "une expérience clinique étendue" montrant une "utilisation sûre".
Nicolas Penel et ses collègues décrivent le cas d'une patiente de 25 ans traitée par imatinib à 400 mg/j pour une tumeur desmoïde non opérable. "Peu de temps après l'initiation du traitement par imatinib elle a présenté une myalgie d'intensité croissante", avec rash, prurit, hyperéosinophile et élévation de la créatine kinase.
Les causes classiques de rhabdomyolyse ont été écartées et la patiente ne présentait pas de trouble musculaire métabolique ni de myopathie.
L'imatinib a été arrêté et la myalgie a disparu, la créatine kinase revenant à la normale.
Les médecins ont réintroduit le médicament, après consentement éclairé de la patiente, et la myalgie sévère et l'élévation de la créatine kinase ont réapparu dans les 24 heures, puis ont de nouveau disparu dans les trois jours après l'arrêt pour ne pas réapparaitre.
Les auteurs estiment que le lien temporel et la réapparition des symptômes lors de la réintroduction du médicament permettent d'établir un lien.
(New England Journal of Medicine, 19 juin, vol.358, n°25, p.2746-2747)
/fb/eh/APM

[FBLFJ002]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi