dépêche

 - 

Une césarienne au premier accouchement augmente le risque de diverses complications lors de la grossesse suivante

WASHINGTON, 1er juillet 2008 (APM) - Le risque de complications au cours d'une grossesse est augmenté dans le cas d'une césarienne pour la grossesse précédente, montre une étude norvégienne.
Anne Kjersti Daltveit de l'université de Bergen et ses collègues ont étudié les deux premiers accouchements (637.497 au total) ou les trois premiers accouchements (242.812 au total) non gémellaires de femmes ayant accouché entre 1967 et 2003, enregistrées sur le registre médical des naissances de Norvège.
Par rapport à une deuxième grossesse suivant un premier accouchement par voie basse, une deuxième grossesse précédée d'un accouchement par césarienne était associée à un risque multiplié par 2,9 de pré-éclampsie, par 1,5 d'enfant petit par rapport à l'âge gestationnel, par 1,5 de placenta praevia, par 1,9 de placenta accreta, par 2,0 d'hématome rétroplacentaire et par 37,4 de rupture utérine.
Après exclusion des femmes qui avaient présenté la complication en question lors de la première grossesse, ces risques restaient plus élevés qu'après un accouchement par voie basse mais généralement un peu moins: 1,7 pour la pré-éclampsie, 1,3 pour la petitesse par rapport à l'âge gestationnel, 1,4 pour le placenta praevia, 1,9 pour le placenta accreta, 1,7 pour l'hématome rétroplacentaire et 37,2 pour la rupture utérine.
Pour la troisième grossesse, les sur-risques après une deuxième césarienne étaient similaires ou plus faibles que les sur-risques observés après un premier accouchement par césarienne.
Les auteurs ont calculé qu'il fallait éviter 114 césariennes pour prévenir un cas de pré-éclampsie, 56 pour prévenir un cas d'enfant petit pour l'âge gestationnel, 1.140 pour éviter un cas de placenta praevia, 3.706 pour un cas de placenta accreta, 300 pour un cas d'hématome rétroplacentaire et 461 pour un cas de rupture utérine.
"L'accouchement par césarienne est associé à un risque accru de complications lors d'une grossesse ultérieure mais les sur-risques étaient réduits après avoir exclu les femmes présentant la complication concernée lors d'une grossesse précédente", concluent les auteurs.
Ces risques doivent donc être pris en compte lors du jugement clinique pour savoir si on réalise ou pas une première césarienne et lors du jugement clinique du risque obstétrical chez les femmes ayant un antécédent d'une césarienne ou plus, ajoutent-ils.
(Obstetrics & Gynecology, vol.111 n°6, pp.1327-1334)
/cd/eh/APM

[CDLFR001]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi