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Le risque de mélanome des VIH+, peu élevé par rapport à la population générale, semble faiblement lié à l'immunodépression

WASHINGTON, 7 janvier 2009 (APM) - Les patients infectés par le VIH présentent un léger surrisque de mélanome cutané, un cancer qui semble peu lié à l'immunodépression, selon une étude américaine publiée dans AIDS.
Quelques études ont suggéré un surrisque de cancer cutané chez les personnes immunodéprimées, que ce soit à la suite d'une greffe d'organe ou en raison d'une infection par le VIH. Les causes de ce phénomène demeurent peu comprises, l'exposition au soleil constituant le principal facteur de risque de ces cancers.
Afin de mieux comprendre le lien entre VIH et cancers cutanés, Emilie Lanoy, du National Cancer Institute de Rockville (Maryland), et ses collègues ont repris les données de la cohorte HIV/AIDS Cancer Match Study, qui relie les registres VIH et cancer de neuf Etats américains et de cinq grandes métropoles.
Leur analyse a porté sur plus de 497.000 patients dépistés VIH+ entre 1980 et 2004, observés lors d'une période considérée à risque, à savoir celle s'étendant entre 60 mois avant et 60 mois après le diagnostic de sida.
Comparés à la population générale, ces patients présentaient lors de cette période un risque de mélanome accru de 30%. Cette tendance n'était significative que pour les mélanomes des extrémités supérieures, confirmant un risque lié avant tout à l'exposition solaire.
Selon les chercheurs, ce surrisque pourrait s'expliquer par l'attention que portent les médecins aux premiers signes d'un sarcome de Kaposi, ce qui augmenterait les chances de détecter les mélanomes au stade précoce.
Le rôle de l'immunodépression semblait bien plus marqué pour des cancers plus rares, comme les carcinomes à cellules de Merkel et les carcinomes des annexes cutanées, notamment les carcinomes sébacés, dont les risques étaient multipliés par respectivement 11, 4,2 et 8,1 par rapport à la population générale.
"La récente découverte d'un nouveau polyomavirus impliqué dans le carcinome à cellules de Merkel étaye cette hypothèse, alors que d'autres équipes ont détecté le papillomavirus humain [HPV] dans des carcinomes sébacés", rappellent les chercheurs.
(AIDS, édition en ligne accélérée, neuf pages)
/rl/ld/APM

[RLMA6004]

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