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Le gène ABO, responsable du groupe sanguin, est lié au risque de cancer du pancréas

WASHINGTON, 3 août 2009 (APM) - Le gène ABO, à l'origine du groupe sanguin, est lié au risque de cancer du pancréas, selon une étude publiée dans Nature Genetics.
Outre leur expression à la surface des globules rouges, les antigènes A et B, des glycoprotéines élaborées par l'addition de sucres sur l'antigène H (une réaction catalysée par une glycosyltransférase codée par le gène ABO), sont également présents sur les cellules épithéliales gastro-intestinales, bronchopulmonaires et du système urogénital.
Dès les années 1950, plusieurs études ont suggéré un lien entre le système ABO et certains cancers, notamment le gastrique et celui du pancréas, avec un risque accru chez les personnes de groupe A, B ou AB par rapport à celle de groupe O.
Longtemps demeurés sujets à caution en raison de leur nature non prospective, ces résultats ont été récemment confirmés (cf dépêche dépêche du 11/03/2009 à 00:01).
Dans une étude de séquençage à grande échelle menée sur près de 9.000 personnes, dont environ 4.350 atteintes de cancer du pancréas, Laufey Amundadottir, du National Cancer Institute (NCI) de Bethesda (Maryland), et ses collègues apportent une confirmation génétique à ce phénomène.
Le polymorphisme génétique (Single Nucleotide Polymorphism, SNP) qu'ils ont mis en évidence dans le premier intron du gène ABO, rs505922, était lié à un risque accru de 20% de cancer du pancréas lorsqu'il était présent en une seule copie.
Sans explication définitive, les chercheurs évoquent plusieurs hypothèses, notamment celle d'un effet direct du système ABO (exprimé par les cellules pancréatiques, mais avec des variations selon qu'elles sont normales ou cancéreuses), ou encore la possibilité d'un effet indirect, via des différences de niveau en TNF alpha, en ICAM-1 ou encore en phosphatase alcaline.
A la recherche d'autres marqueurs génétiques, l'équipe considère que la découverte de tels variants génétiques "pourrait contribuer à mieux stratifier le risque, à mieux prévenir, à détecter plus précocement et à définir de nouvelles approches thérapeutiques" contre ce cancer, de mortalité très élevée.
Egalement publiée dans Nature Genetics, une autre étude de séquençage a mis en évidence un lien entre le gène PSCA (Prostate Stem Cell Antigen) et le cancer de la vessie, tandis que d'autres travaux montrent une association entre le locus chromosomique 9p22.2 et le cancer ovarien.
(Nature Genetics, édition en ligne accélérée du 2 août, sept, sept et six pages)
/rl/ab/APM

[RLMH3006]

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