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Le café pourrait favoriser le risque de crise de goutte à court terme

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ATLANTA (Georgie), 10 novembre 2010 (APM) - Le café est lié à une hausse à court terme du risque d'attaques de goutte, selon une étude présentée au congrès de l'American College of Rheumatology (ACR), qui s'achève jeudi à Atlanta.
Plusieurs travaux ont montré que la consommation de café réduisait l'incidence d'hyperuricémie et le risque de crises de goutte (cf dépêche dépêche du 28/05/2007 à 13:37).
Cet effet préventif pourrait toutefois n'être avéré que sur le long terme, selon les travaux menés par Tuhina Neogi, de la Boston University School of Medicine (Massachusetts), et ses collègues.
Dans leur étude menée par questionnaire sur 633 patients goutteux, les chercheurs suggèrent en effet que le risque serait au contraire accru sur le court terme, lorsque l'analyse porte sur les 24 heures suivant la consommation de café.
Le risque était perceptible dès une seule tasse de café (+13%), mais ne devenait statistiquement significatif qu'à partir de quatre tasses (+76%). Au-delà de six tasses par jour, il était multiplié par 3,33.
Cet effet n'était pas observé avec les boissons décaféinées (café décaféiné, thé, soda, jus), même au-delà de six tasses ou de six verres par jour.
Selon les chercheurs, cet effet paradoxal du café (hausse du risque à court terme, baisse à long terme) pourrait s'expliquer de la même manière que pour l'allopurinol, hypo-uricémiant qui dans les premiers temps favorise les crises de goutte. Or comme cet agent, la caféine est un inhibiteur de la xanthine oxydase.
Il est également possible que ce risque à court terme soit lié à l'effet diurétique du café ou à une baisse de tolérance au glucose.
Lors de la même session du congrès de l'ACR, une autre étude bostonienne a montré des résultats suggérant un effet préventif de la cerise contre les crises de goutte. Au-delà de deux "prises" par jour (une prise correspondant à une demi-tasse d'extrait de cerise, ou à 10 cerises), le risque était diminué de 40% à 60%.
La consommation de cerises, fraîches ou sous forme dérivée, pourrait avoir un intérêt pratique, en tant qu'"alternative sûre, non pharmacologique" chez les patients atteints de goutte, avancent les chercheurs dans le résumé de leur communication.
/rl/ab/APM

[RLNK8003]

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