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Le traitement hormonal substitutif augmenterait le risque d'hospitalisation pour asthme aigu grave

AMSTERDAM, 27 septembre 2011 (APM) - Le traitement hormonal substitutif (THS) est associé à l'asthme, confirme une étude danoise qui montre en particulier un risque accru d'hospitalisation pour asthme aigu grave.
Ces résultats, qui ont été présentés mardi en session orale "late-breaking" du congrès de l'European Respiratory Society (ERS) à Amsterdam, non seulement confirment le lien entre THS et asthme mais l'étendent aux exacerbations sévères, commente le premier auteur, le Dr Klaus Bonnelykke de l'hôpital universitaire de Copenhague, dans un communiqué de la société savante.
Pour cette étude, les chercheurs ont utilisé les données d'une cohorte danoise pour laquelle des données ont été recueillies prospectivement pour 23.138 femmes ménopausées entre 1993 et 1997, relevant la prise de THS ainsi que les facteurs potentiels de confusion (tabagisme, exposition professionnelle à des produits associés à l'asthme, niveau d'éducation, indice de masse corporelle, hystérectomie).
En parallèle, ils ont relevé les hospitalisations incidentes pour asthme et bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) qui ont été notées prospectivement dans le registre danois des hospitalisations entre 1993 et 2006.
Au total, l'incidence des hospitalisations pour asthme aigu grave était de 1,9% dans la cohorte de femmes ménopausées sur un suivi de 9,9 ans en moyenne.
Parmi la moitié des femmes utilisant régulièrement un THS, le risque d'hospitalisation pour asthme aigu grave était significativement accru au plan statistique, de 37% par rapport aux femmes ne prenant pas de THS.
Ce risque augmentait avec la durée d'exposition au THS: il était de 29% pour une utilisation de moins de trois ans, à la limite de la significativité statistique, de 34% pour trois à 10 ans de THS et de 51% pour au moins 10 ans.
L'analyse indique également que l'effet du THS sur le risque d'hospitalisation pour asthme est plus important chez les fumeuses, avec une hausse de 84% par rapport aux femmes n'ayant jamais fumé.
Enfin, il apparaît que le THS est aussi associé à une augmentation du risque d'hospitalisation pour exacerbation de BPCO, moins importante que pour l'asthme, de 19%, mais significative.
Ces résultats suggèrent que le THS pourrait favoriser la survenue d'un asthme chez les femmes ménopausées ou aggraver un asthme préexistant, concluent les chercheurs.
/ld/ab/APM

[LDOIR004]

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