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Près d'un tiers des Français dit souffrir de prurit

PARIS, 9 décembre 2011 (APM) - Près d'un tiers des Français dit souffrir de prurit, ce qui en fait un problème de santé publique non négligeable, selon une étude présentée au congrès de la Société française de dermatologie (SFD) qui se tient cette semaine à Paris.
Le prurit, qui se définit comme une sensation désagréable conduisant au besoin de se gratter, représente une souffrance, au même titre que la douleur, indiquent le Pr Laurent Misery du CHU de Brest et Charles Taieb, en charge des questions de qualité de vie et de l'économie de la santé chez Pierre Fabre dans le résumé de leur poster.
L'épidémiologie du prurit n'a été que peu étudiée en France et reste donc mal connue.
Elle a été estimée à l'aide d'un questionnaire sur les démangeaisons, leur fréquence et leur intensité auprès d'un échantillon représentatif de la population française de plus de 15 ans, constitué par CSA Santé, de 1.703 personnes.
Selon les résultats de cette enquête, la prévalence du prurit en France est de 29,8%. Pour 3,5% de la population interrogée, les démangeaisons sont fréquentes, elles sont rares pour 13%. Il n'y a pas de différence significative selon l'âge ou la localisation géographique.
L'incidence des démangeaisons au cours des sept derniers jours est de 9,5%. Le soir et la nuit sont les moments où les démangeaisons sont les plus intenses.
Le cuir chevelu, le dos, les jambes et les bras sont les régions du corps où les démangeaisons sont les plus fréquentes (respectivement 47,5%, 32,1%, 28,4% et 25% des répondants).
Les personnes interrogées sont 9% à considérer les démangeaisons comme intenses ou insupportables et 40% décrivent des démangeaisons plus intenses en position allongée ou en repos.
Elles sont 90% à ressentir les démangeaisons en surface et 9% en profondeur.
Le prurit concerne environ un tiers de la population française au cours d'une année et 10% au cours de la semaine passée.
Si l'intensité est bien entendue variable, il s'agit d'un problème de santé publique non négligeable pour lequel la Société de recherche dermatologique (SRD) demande un plan de prise en charge (cf dépêche du 06/12/2011 à 11:29).
/ld/eh/APM

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