dépêche

 - 

L'Inca dit non aux UV artificiels

BOULOGNE-BILLANCOURT (Hauts-de-Seine), 19 décembre 2011 (APM) - L'exposition aux rayonnements ultraviolets (UV) artificiels n'a pas de bénéfice prouvé sur le développement de certains cancers, et ne peut donc s'en prévaloir, alors que ses risques sur les cancers cutanés sont connus, selon l'Institut national du cancer (Inca).
Le rapport bénéfices/risques reste donc "négatif", selon l'Inca. Il a rendu cet avis lundi après avoir été saisi par la direction générale de la santé (DGS) "pour apporter un éclairage scientifique à certains messages, parus dans la presse grand public, qui évoquent un effet protecteur des rayonnements ultraviolets sur l'incidence de certains cancers non cutanés, en raison de leur rôle dans la production de vitamine D".
"Certains scientifiques émettent, en effet, l'hypothèse qu'une faible concentration en vitamine D pourrait être à l'origine de l'augmentation du risque de certains cancers non cutanés", rappelle l'Inca.
Mais, après analyse des données scientifiques, l'Inca indique que "l'hypothèse selon laquelle le rayonnement UV est un facteur protecteur contre certains cancers (sein, prostate ou côlon) ne repose que sur des études de faible niveau de preuve".
De plus, "la relation entre la concentration sérique en vitamine D et certains cancers reste à éclaircir et semble contradictoire si l'on considère les différentes localisations concernées": il pourrait y avoir une diminution du risque de cancer colorectal mais une augmentation du risque de cancer du pancréas pour les doses élevées de vitamine D.
Et il n'est même pas prouvé que les appareils à UV utilisés en France augmentent le taux de vitamine D.
En revanche, l'Inca "rappelle que l'exposition aux rayonnements ultraviolets (solaires et artificiels) représente le principal facteur de risque environnemental des cancers de la peau".
Face à ce risque cancérogène "avéré" et dans la mesure où l'apport en vitamine D est possible par voie orale (apports alimentaires, consommation d'aliments enrichis, supplémentation), "l'utilisation des bancs solaires comme source de vitamine D pour la population générale ne peut, en aucun cas, se justifier".
La pratique du bronzage par UV artificiels est donc "fortement déconseillée" et "ne peut faire référence à un quelconque bénéfice pour la santé".
/fb/ab/APM

[FBOLJ004]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi