dépêche

 - 

Les patch-tests cutanés utiles pour éviter les complications allergiques avec des implants métalliques orthopédiques

WASHINGTON, 21 février 2012 (APM) - Le recours à des patch-tests cutanés avant une chirurgie orthopédique permet aux médecins de détecter les allergies potentielles aux métaux et le cas échéant de choisir un implant approprié pour éviter des réactions allergiques, montre une étude américaine à paraître dans Archives of Dermatology.
Des composés métalliques sont de plus en plus utilisés pour la fabrication des implants orthopédiques afin de les rendre plus solides et augmenter leur durée de vie. Mais les allergies au métal -celle au nickel étant la plus fréquente- peuvent provoquer des complications telles qu'éruptions cutanées, douleurs articulaires chroniques, oedèmes, desserrage de l'implant, rupture articulaire, indiquent le Dr Natasha Atanaskova Mesinkovska et ses collègues de la Cleveland Clinic (Ohio).
En cas de suspicion d'allergie aux métaux, les patients sont souvent adressés aux dermatologues pour un bilan allergologique à l'aide de patch-tests notamment, mais l'impact pour la pratique chirurgicale reste inconnu.
Les chercheurs ont donc passé en revue les dossiers médicaux de 72 patients vus dans le service de dermatologie de leur établissement pour un bilan allergologique, 31 avant et 41 après la pose d'un implant orthopédique.
Les patients testés avant l'intervention étaient le plus souvent adressés par le chirurgien orthopédiste en raison d'antécédents personnels d'hypersensibilité aux métaux. Les deux tiers (68%) ont réagi positivement à un moins un métal.
Les résultats des tests ont influencé le processus de prise de décision puisque dans tous les cas positifs, les chirurgiens ont choisi un implant sans le ou les métaux auxquels les patients pourraient réagir. Pour 13 patients, il s'agissait d'un implant différent de celui qu'ils avaient initialement prévu.
Au cours du suivi postopératoire (au moins six semaines), aucune complication allergique n'a été observée parmi les patients ayant reçu un implant sans allergène.
Chez les neuf patients dont les résultats aux patch-tests étaient négatifs, un seul a eu un implant sans allergène en raison d'une intolérance déclarée aux métaux.
Les patients testés après l'intervention étaient adressés pour un bilan allergologique en raison de complications dont les causes infectieuses et mécaniques ont été exclues. Le plus souvent (59%), il s'agissait de douleur persistante au site d'implantation.
Dans ce groupe, les patch-tests ont donné des résultats positifs chez 15 patients (37%), pour au moins un composant métallique de l'implant utilisé pour 10 d'entre eux (24,4% de ce groupe). Les symptômes ont régressé dans six cas tandis qu'ils ont persisté pour les quatre autres.
Finalement, l'implant a été enlevé pour neuf patients mais en raison d'une infection, d'un échec mécanique, d'une arthrofibrose et par préférence personnelle.
Ces résultats montrent que les patch-tests cutanés constituent une mesure de sécurité permettant d'éviter des complications lorsqu'ils sont réalisés avant une chirurgie orthopédique chez les patients ayant des antécédents d'allergie aux métaux, concluent les chercheurs.
(Archives of Dermatology, édition en ligne du 20 février)
/ld/ab/APM

[LDPBK002]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi