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Le facteur rhumatoïde prédictif du risque de polyarthrite rhumatoïde dans la population générale

LONDRES, 14 septembre 2012 (APM) - Une élévation du facteur rhumatoïde chez des personnes sans maladie rhumatologique est associée à une élévation du risque de développer une polyarthrite rhumatoïde (PR), ce risque pouvant être multiplié par jusqu'à un facteur 26 chez certaines personnes, selon une étude danoise publiée par le British Medical Journal (BMJ).
La mesure du facteur rhumatoïde est l'un des principaux tests biologiques utilisés dans le diagnostic de la PR, même s'il n'est pas présent chez tous les patients au départ. Mais jusqu'à présent, on ne savait pas si sa détection chez des personnes saines avait un impact en termes de risque ultérieur de PR, rappellent Sune Nielsen de l'hôpital universitaire de Copenhague et ses collègues.
Ils ont conduit une étude sur 9.712 personnes âgées de 20 à 100 ans sans polyarthrite rhumatoïde au départ, dont le facteur rhumatoïde a été mesuré et qui ont été suivies durant 28 ans, période durant laquelle 183 cas de PR ont été diagnostiqués.
Les chercheurs ont constaté qu'un doublement du taux de facteur rhumatoïde était associé à une multiplication par 3,3 du risque de développer une PR.
Une tendance similaire était observée pour d'autres maladies rhumatologiques -syndrome de Sjögren, lupus érythémateux, sclérose systémique-, mais le nombre de cas était insuffisant pour que cela soit statistiquement significatif.
De plus, plus le taux de facteur rhumatoïde était élevé lors d'une mesure, plus le risque de PR était élevé. Le risque à 10 ans était multiplié par 3,6 pour un taux entre 25 et 50 IU/mL, par 6 pour un taux entre 50 et 100 IU/mL et par 26 au-dessus de 100 IU/mL.
Les chercheurs ont identifié la population la plus à risque, les femmes de 50-69 ans fumeuses, pour lesquelles un facteur rhumatoïde supérieur à 100 IU/mL était associé au développement d'une PR chez une patiente sur trois.
Ces résultats "suggèrent la nécessité d'une orientation rapide vers un rhumatologue pour des examens sur la base d'un test du facteur rhumatoïde positif -même en absence de symptômes articulaires typiques- car plus le traitement est initié tôt dans la PR, meilleure est la réponse".
De plus, ils évoquent la possibilité de lancer des essais cliniques qui évalueraient des traitements précoces chez les personnes saines ayant, sur la base de la mesure du facteur rhumatoïde, un risque significativement augmenté.
(British Medical Journal, publication en ligne du 11septembre)
/fb/ab/APM

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