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Prothèse totale de hanche: le resurfaçage métal/métal déconseillé chez les femmes

LONDRES, 2 octobre 2012 (APM) - Les prothèses totales de hanche de resurfaçage métal/métal sont associées à un taux d'échec beaucoup plus élevé que les prothèses totales de hanche avec tige fémorale classiques, chez les femmes, mais aussi chez les hommes avec de petites têtes fémorales, selon de nouvelles données du registre national d'Angleterre et du Pays-de-Galles, publiées dans The Lancet mardi.
En mars, des données issues de ce registre, qui constitue la plus grande base de données existante sur les prothèses de hanche dans le monde, avaient confirmé le taux d'échec élevé des prothèses totales de hanche à tige fémorale métal/métal par rapport aux autres types de prothèses, rappelle-t-on (cf dépêche du 13/03/2012 à 01:01).
Alison Smith de l'université de Bristol et ses collègues ont voulu voir s'il en était de même pour les implants de resurfaçage, qui ne comportent pas de tige fémorale et permettent donc de ne pas enlever totalement la tête fémorale, mais simplement la couche osseuse superficielle, remplacée par une cupule métallique.
Parmi les 434.560 prothèses totales de hanche primaires incluses dans le registre, 31.932 étaient des resurfaçages.
La survie de l'implant était bien moins bonne chez toutes les femmes, par rapport à une prothèse totale de hanche classique, quelle que soit la taille de la tête fémorale. Le taux de révision à cinq ans chez les femmes de 55 ans était de 8,3% avec un implant de resurfaçage pour une tête fémorale de 42 mm et de 6,1% pour une tête de 46 mm, contre 1,5% avec une prothèse à tige fémorale cimentée métal/polyéthylène.
Les auteurs ont estimé que, pour les implants de resurfaçage chez les femmes, chaque augmentation de 1 mm de la tête fémorale était associée à une réduction de 5% à 8% du risque de reprise chirurgicale -même si cela restait plus élevé que pour les prothèses à tige fémorale classiques.
Chez les hommes, la survie des implants de resurfaçage était moins bonne également lorsque la tête fémorale était petite: le taux de révision à cinq ans pour les hommes de 55 ans avec une tête fémorale de 46 mm était de 4,1%, contre 2,6% avec une tête fémorale de 54 mm et 1,9% avec une prothèse de hanche à tige fémorale cimentée métal/polyéthylène.
"Nous recommandons que le resurfaçage ne soit pas entrepris chez les femmes, et que des mesures pré-opératoires soient utilisées afin d'évaluer si c'est adapté chez les hommes", écrivent les auteurs.
"Avant que de nouvelles technologies d'implants soient introduites, nous devons apprendre les leçons du resurfaçage et des prothèses métal/métal", concluent-ils.
(The Lancet, publication en ligne avancée du 2 octobre)
/cd/ab/APM

[CDPJ1001]

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