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Ostéoporose: trop peu de femmes ont une densitométrie osseuse après fracture du poignet

PARIS, 14 décembre 2012 (APM) - Trop peu de femmes de plus de 50 ans ont une densitométrie minérale osseuse (DMO) après facture du poignet, selon une étude française présentée au congrès de la Société française de rhumatologie (SFR) qui s'est tenu au Cnit à Paris-La Défense cette semaine.
Malgré une morbi-mortalité importante, des méthodes diagnostiques fiables et des traitements qui ont fait la preuve de leur efficacité, l'ostéoporose paraît être sous-diagnostiquée, notent le Dr F. Erny de Tours et ses collègues dans le résumé de leur communication.
Cette équipe a utilisé la base de données SIAM-ERASME de la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Indre-et-Loire qui offre un recueil sur deux ans glissant des données de remboursement de soins. Cette base n'inclut que les données des établissements privés.
Les patientes ayant eu un acte d'immobilisation pour fracture du poignet entre le 1er août 2010 et le 30 juin 2012 et ayant plus de 50 ans lors de la fracture ont été identifiées dans cette base puis celles ayant eu une DMO à la même période et/ou reçu un traitement de l'ostéoporose -calcium et vitamine D, bisphosphonate, ranélate de strontium (Protélos*, Servier), raloxifène et tériparatide (Forteo*/Forsteo*, Lilly)- sur la période prolongée jusqu'à fin août 2012.
Sur la période évaluée, 250 femmes ont eu une fracture du poignet. Douze d'entre elles (4,8%) avaient eu une DMO avant la fracture. Sur les 238 autres, seulement 24 (10%) ont eu une DMO après la fracture après un délai médian de quatre mois. Elles étaient 134 (54%) à être traitées pour l'ostéoporose, essentiellement par calcium et vitamine D (80) ou bisphosphonates (46), et aussi par le raloxifène (5), le ranélate de strontium (3), dont 51 après la fracture repérée.
Parmi les 24 femmes ayant eu la DMO après fracture, 20 ont reçu un traitement dont 10 après la fracture.
"Il semble nécessaire d'améliorer le dépistage de l'ostéoporose après fracture du poignet. Une évaluation globale du secteur public et privé serait nécessaire pour confirmer cette estimation", commentent les médecins.
/sl/so/APM

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