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Drame de Chambéry: les inspections menées au laboratoire Marette n'ont pas conduit à l'interruption de son activité

PARIS, COURSEULLES-SUR-MER (Calvados), 6 janvier 2014 (APM) - Les inspections menées par l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) n'ont pas conduit à l'interruption de l'activité de Marette Laboratoire à Courseulles-sur-Mer qui a fourni les poches de nutrition parentérale au centre hospitalier de Chambéry où sont décédés trois nourrissons en décembre 2013, a déclaré lundi l'avocat de la société normande.
Les enquêtes en cours n'ont révélé "aucun élément susceptible de mettre en cause la réputation" de ce laboratoire, a déclaré Me Mathieu Lemaire, lors d'une intervention à Courseulles-sur-Mer retransmise notamment par BFM TV.
"Les 17, 18 et 19 décembre 2013 les inspecteurs de l'ANSM ont opéré différents contrôles au sein du laboratoire du Dr Marette" et aucune demande d'interruption d'activité n'a été faite à ce jour, a précisé l'avocat du laboratoire.
Dimanche à Chambéry, la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, avait précisé ne pas pouvoir "incriminer la fabrication ou la composition de ces poches" (cf dépêche du 06/01/2014 à 08:25).
Selon le site internet leparisien.fr, l'avocat a également expliqué que le laboratoire Marette achète des poches, qui "sont le contenant" et réalise des solutés, "c'est-à-dire le contenu, qui est intégré dans ces poches et ensuite les poches sont livrées" aux hôpitaux.
C'est toute la chaîne depuis la fabrication jusqu'à l'administration du contenu des poches qui font l'objet d'enquêtes multiples, avait alors indiqué la ministre. "Avant la fabrication il y a la production des composants qui interviennent dans les poches, ensuite ces poches sont fabriquées, elles sont contrôlées, elles sont transportées, elles sont stockées, elles sont administrées".
C'est donc chacune de ces étapes qui est évaluée.
Plusieurs médias ont rapporté lundi soir que le parquet de Chambéry se dessaisissait de l'affaire au profit du pôle santé publique de Marseille qui a immédiatement ouvert une information judiciaire.
Quatre enfants au total ont manifesté des symptômes de choc septique dans les deux heures ayant suivi la pose d'une poche de nutrition parentérale provenant d'un même lot de fabrication. Deux autres enfants ont également reçu des poches du même lot mais sans signes cliniques, selon l'hôpital, rappelle-t-on.
/vib/ab/APM

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