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Lilly prévoit de renouer avec la croissance en 2015 grâce aux lancements de produits et à un nouveau plan d'économies

INDIANA (Indianapolis), 7 janvier 2015 (APM) - Lilly a indiqué mercredi qu'il n'avait pas renoncé à son objectif maintes fois répété de retour à la croissance en 2015 et a expliqué qu'il comptait y parvenir grâce à la hausse des ventes des médicaments déjà sur le marché, aux lancements de produits et à la mise en place d'un nouveau plan de réduction des coûts.
Le groupe américain est confronté depuis la fin 2011 à la chute des brevets de plusieurs de ses plus gros produits, notamment l'antipsychotique Zyprexa* (olanzapine), l'antidépresseur Cymbalta* (duloxétine) et l'anti-ostéoporotique Evista* (raloxifène).
Cette concurrence générique pèse depuis plusieurs années sur sa rentabilité, l'amenant notamment à réduire ses coûts, à restructurer ses opérations et à tabler sur un recul de ses bénéfices pour 2014.
Alors qu'il doit présenter ses résultats annuels pour 2014 vendredi 30 janvier, Lilly a abaissé une nouvelle fois sa prévision de résultat par action pour l'exercice, à 2,15-2,23 dollars (contre 2,34-2,42 dollars annoncés précédemment), ce qui représente une baisse de 48% à 50% par rapport à 2013.
Il l'explique par l'inscription de charges de restructuration au quatrième trimestre et par les frais liés au partenariat dans le diabète annoncé en décembre 2014 avec le français Adocia (cf dépêche du 19/12/2014 à 07:30).
La prévision hors éléments exceptionnels demeure inchangée, à 2,72-2,80 dollars, soit un recul de 33% à 34%. Le chiffre d'affaires est attendu entre 19,4 milliards et 19,8 milliards de dollars, soit entre -14% et -16%.
Pour 2015, Lilly vise un chiffre d'affaires compris entre 20,3 milliards et 20,8 milliards de dollars et un résultat par action en données publiées de 2,40-2,50 dollars. Hors éléments exceptionnels, principalement des charges liées à l'acquisition des activités de santé animale de Lohmann et Novartis, ce résultat par action est attendu entre 3,10 et 3,20 dollars.
Il est précisé que les prévisions ne prennent pas en compte le potentiel versement de 200 millions de dollars à Pfizer dans le cadre de leur collaboration sur l'anti-douleur tanézumab, en cas de reprise des essais cliniques. La Food and Drug Administration (FDA) américaine a suspendu en 2010 les essais sur ce produit ainsi que sur tous les autres représentants de cette nouvelle classe des anti-NGF (Nerve Growth Factor), rappelle-t-on.
"Nous passons avec succès d'une difficile période d'expiration des brevets à une période de reprise de la croissance grâce aux antidiabétiques, à l'oncologie et à la santé animale", a déclaré le PDG, John Leichleiter, cité dans le communiqué.
Il explique que le groupe a mis en place une nouvelle stratégie qui doit lui permettre d'améliorer sa R&D et ses opérations commerciales, en réponse à un environnement "toujours plus compliqué". Il met également en avant la force du pipeline, "l'un des plus solides de l'histoire" de la société.
Malgré des "vents contraires", notamment du côté des taux de change, Lilly espère renouer avec la croissance à partir de 2015 avec une première vague de lancements de produits dans le diabète, l'oncologie et l'immunologie, suivie d'une deuxième vague dans les maladies cardiovasculaires, la maladie d'Alzheimer, la douleur et l'oncologie.
Il mise notamment sur l'anticancéreux Cyramza* (ramucirumab) et les antidiabétiques Trulicity* (dulaglutide) et Jardiance* (empagliflozine, avec Boehringer Ingelheim).
Du côté des produits déjà disponibles, Lilly compte sur une progression des ventes de l'insuline lispro Humalog*, l'antidiabétique Trajenta*/Tradjenta* (linagliptine, avec Boehringer Ingelheim), le traitement de l'impuissance Cialis* (tadalafil), l'anti-ostéoporotique Forteo*/Forsteo* (tériparatide), le traitement des troubles de l'attention avec hyperactivité (TDAH) Strattera* (atomoxétine) et l'anti-agrégant plaquettaire Effient*/Efient* (prasugrel, avec Daiichi Sankyo) et sur la santé animale.
Le groupe dit vouloir se concentrer sur des "zones géographiques clés", qui incluent les Etats-Unis, le Japon, la Chine et "d'autres marchés".
Il indique aussi que sa R&D interne sera recentrée sur des domaines "centraux", à savoir le diabète, l'oncologie, les maladies neurodégénératives, l'immunologie et la douleur.
Le retour à la croissance devrait être accéléré par une amélioration des marges et une réduction des dépenses opérationnelles (dépenses R&D et marketing, commerciales et administratives) afin qu'elles représentent au maximum 50% du chiffre d'affaires à l'horizon 2018, contre 55% en 2013. Lilly pense y parvenir par le biais d'un contrôle des coûts, d'une optimisation des infrastructures et d'une amélioration de la productivité.
Le titre Lilly progressait de 0,32% à 69,94 dollars mercredi en début de séance à la Bourse de New York.
/gb/ab/APM

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