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Mylan pourrait envisager de racheter Teva une fois la transaction avec Perrigo bouclée

POTTERS BAR (Royaume-Uni), 11 mai 2015 (APM) - Le président exécutif de Mylan, Robert Coury, a déclaré la semaine dernière lors d'une réunion privée avec des investisseurs qu'il pourrait envisager de racheter Teva une fois la transaction avec Perrigo achevée, a rapporté Reuters vendredi.
Teva avait annoncé le 21 avril le dépôt d'une offre de rachat non sollicitée sur Mylan à 82 dollars par titre à 50/50 en numéraire et en actions pour un total de 40,1 milliards de dollars, rappelle-t-on (cf dépêche du 21/04/2015 à 16:03).
Mylan a rejeté cette proposition, estimant qu'elle le "sous-évaluait largement" et indiquant que son conseil d'administration "n'avait nullement l'intention d'envisager des pourparlers pour vendre le groupe, à moins que le point de départ des discussions ne soit un prix nettement supérieur à 100 dollars par action" (cf dépêche du 27/04/2015 à 17:16).
Robert Coury avait par ailleurs pointé le manque de "logique industrielle" du projet et l'absence de prise en compte des problèmes liés à l'intégration de deux sociétés aux "cultures fondamentalement différentes et incompatibles".
Dans le même temps, Mylan a formellement lancé fin avril une offre publique d'achat (OPA) non sollicitée sur Perrigo, en s'adressant directement aux actionnaires de sa cible. Après un premier refus pour une proposition à 31,3 milliards de dollars, le génériqueur a relevé son offre en numéraire et en actions, valorisant Perrigo à 232,23 dollars par action soit 32,7 milliards pour l'ensemble. La proposition, perçue comme une tentative de Mylan pour résister à Teva, a une nouvelle fois été rejetée (cf dépêche du 06/05/2015 à 11:51).
Toute la semaine dernière, la direction de Mylan a rencontré des investisseurs à New York et Boston pour susciter l'adhésion sur son projet d'acquisition de Perrigo, selon Reuters.
Devant eux, Robert Coury se serait montré plus ouvert à une transaction avec Teva qu'auparavant, à condition que l'opération avec Perrigo soit finalisée et que Mylan soit l'acquéreur.
Dans une interview à Reuters, Heather Bresch, directrice générale de Mylan, a complété les propos de Robert Coury. Elle a affirmé que Mylan disposait d'une équipe de management et d'une chaîne d'approvisionnement mondiale intégrée de meilleure qualité, ainsi que d'une expérience plus poussée en termes d'acquisitions.
Cette situation rend Mylan plus à même que Teva de piloter l'entité résultant d'une éventuelle fusion, a-t-elle estimé. La dirigeante a considéré que "la seule manière" dont une transaction avec Teva pourrait avoir lieu serait "avec nous".
Un porte-parole de Teva interrogé par Reuters a réaffirmé l'intérêt de son entreprise pour une transaction avec Mylan, à condition que ce dernier renonce à Perrigo.
Alors que Mylan a assuré qu'un rapprochement avec Teva n'obtiendrait jamais le feu vert des autorités de la concurrence, en raison de plusieurs chevauchements d'activités, le groupe israélien juge que toutes les autorisations nécessaires peuvent être obtenues cette année.
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