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Insuffisance rénale: la HAS publie des outils dans le cadre des expérimentations des nouveaux parcours de soins

PARIS, 12 octobre 2015 (APM) - La Haute autorité de santé (HAS) a publié trois documents destinés à être utilisés comme des outils de déclinaison des nouveaux parcours de soins expérimentés pour améliorer la prise en charge des adultes atteints d'insuffisance rénale chronique.
Ces outils de "déclinaison du parcours prétraitement de suppléance" ont pour objet de servir dans le cadre des expérimentations prévus par l'article 43 de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2014, rappelle la HAS sur son site internet. Selon le décret paru en juillet, deux types de parcours sont prévus: le premier pour les patients aux stades modérés à sévères et le second pour les patients au stade terminal en traitement de suppléance (cf dépêche du 20/07/2015 à 11:16).
Pour les six régions pilotes désignées en avril (cf dépêche du 09/04/2015 à 12:40) (Alsace, Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Pays-de-la-Loire, Réunion et Rhône-Alpes), la HAS a mis en ligne vendredi trois outils:
  • le dispositif d'inclusion dans l'expérimentation
  • le dispositif d'annonce du besoin de suppléance
  • le schéma des parcours de soins des personnes atteintes de maladie rénale chronique
Le premier outil présente les critères d'inclusion, organise l'orientation vers la consultation du néphrologue et le retour au médecin traitant des préconisations du néphrologue pour l'organisation du parcours du patient. Il récapitule les différentes étapes du parcours, le contenu et les actions à prévoir, du repérage des patients à l'orientation vers le parcours adapté.
Il propose aux professionnels impliqués "une démarche structurée d'entrée dans l'expérimentation" pour ceux qui sont concernés, les médecins traitants étant les premiers responsables en charge de ces inclusions. "L'implication systématique du néphrologue dès l'inclusion vise à permettre de ralentir la progression de la maladie rénale chronique et de retarder le besoin de traitement de suppléance en optimisant les plans de soins et aussi à orienter plus précocement les patients qui le nécessitent vers une préparation au traitement de suppléance. Cette orientation du patient vers le néphrologue (obtention d'un rendez-vous dans des délais appropriés) relève de la responsabilité du médecin traitant", précise le document.
Au terme de l'inclusion, le patient dispose de préconisations de soins et de suivi transmis au médecin traitant. Celui-ci est en général le professionnel en charge de la coordination des soins et il lui revient d'organiser la concertation pluriprofessionnelle et de déterminer les interventions nécessaires à la prise en charge à la fois globale et néphrologique du patient, en tenant compte de son avis.
Le dispositif d'annonce organise un processus en deux branches qui se rejoignent au moment de la décision partagée: d'une part, l'information objective du patient et, d'autre part, la concertation entre professionnels permettant une ou plusieurs propositions de suppléance élaborées de façon collégiale. "L'objectif est d'aboutir à une décision partagée sur le mode de suppléance".
Il est proposé, pour le parcours du patient une consultation infirmier, une information et un soutien aux plans psychologique et social ainsi qu'éventuellement une éducation thérapeutique.
Enfin, la HAS donne un schéma des parcours de soins pour "faciliter la visibilité du parcours".
Elle ajoute qu'une check-list des problèmes liés au parcours pré-suppléance doit venir compléter ces outils.
/ld/eh/APM

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