dépêche

 - 

Hypogonadisme secondaire: résultats de phase III positifs pour l'enclomifène citrate

LONDRES, 2 novembre 2015 (APM) - Le modulateur sélectif des récepteurs aux estrogènes (SERM) enclomifène citrate (Androxal*, Repros Therapeutics) restaure le niveau endogène de testostérone tout en préservant le taux de spermatozoïdes chez les hommes atteints d'hypogonadisme secondaire, contrairement à un traitement de substitution à la testostérone topique, selon les résultats de deux études de phase III publiés dans BJU International.
Une étude de phase IIb avait montré que l'enclomifène stimule la production de testostérone de la même manière qu'un gel de testostérone, mais sans l'effet délétère de ce dernier sur la production de spermatozoïdes, chez les hommes atteints d'hypogonadisme secondaire (cf dépêche du 11/08/2014 à 10:20).
La société américaine Repros Therapeutics a annoncé en février le dépôt d'une demande d'autorisation de mise sur le marché (AMM) aux Etats-Unis pour l'anti-estrogène Androxal* (enclomifène oral), en vue d'une utilisation chez les hommes en surpoids atteints d'hypogonadisme secondaire avec un faible niveau de testostérone. La Food and Drug Administration (FDA) a fixé au lundi 30 novembre la fin du processus d'homologation d'Androxal*, dans le cadre du Prescription Drug User Fee Act (PDUFA), selon la firme. Une demande devrait être déposée en Europe au premier trimestre 2016.
Deux études de phase III ont été réalisées auprès de 256 hommes en surpoids atteints d'hypogonadisme secondaire, randomisés entre deux doses différentes d'Androxal*, un gel topique de testostérone (Androgel*, AbbVie) et un placebo, pendant 16 semaines.
Les taux de testostérone totale ont été augmentés dans tous les groupes ayant reçu un traitement actif par rapport au départ, tandis qu'ils n'ont pas été significativement modifiés dans le groupe placebo. Sous enclomifène, la testostérone a augmenté durant les quatre premières semaines de traitement, puis a atteint un plateau, se maintenant à une valeur supérieure à 400 ng/dL, non atteinte chez les hommes traités avec le gel de testostérone.
Après l'arrêt du traitement, la testostérone est restée plus élevée qu'au départ dans les groupes enclomifène, pendant au moins sept jours, tandis qu'elle est descendue à un niveau inférieur au départ dans les groupes Androgel*.
Les taux de FSH et LH ont augmenté sous enclomifène et diminué sous testostérone. Parallèlement, le taux de spermatozoïdes est resté similaire au niveau de départ et à celui du groupe placebo, dans les groupes enclomifène, tandis qu'il a été significativement diminué, par rapport au départ et aux groupes enclomifène, dans les groupes recevant le gel de testostérone.
Le taux de succès du traitement, défini par une concentration en spermatozoïdes supérieure ou égale à 10 millions/mL et un taux de testostérone dans la fourchette normale (entre 300 ng/dL et 1.040 ng/dL), a été de 63,5% avec l'enclomifène, 24,7% avec Androgel* et 5,8% sous placebo. La différence entre les groupes enclomifène et Androgel* était statistiquement significative.
Sur cette base, le patient idéal pour un traitement par enclomifène serait un homme ayant un hypogonadisme secondaire non classique et désirant maintenir sa fertilité, soulignent Edward Kim de l'University of Tennessee Graduate School of Medicine à Knoxville et ses collègues.
"D'après son mécanisme d'action, un SERM ne devrait pas avoir d'effet bénéfique chez un homme atteint d'hypogonadisme secondaire pathologique", par exemple en cas d'antécédent d'irradiation ou de tumeur pituitaire, estiment-ils. Ils soulignent cependant que l'impact réel sur la fertilité ne peut être évalué sans des données sur les grossesses ou les naissances.
(BJU International, publication en ligne du 23 octobre)
/cd/ab/APM

[CD1NX6YJT]

Testez APM NEWS et profitez de l'intégralité de nos dépêches

30 à 50 dépêches par jour sur les sujets du domaine de la santé

50 000 utilisateurs en France

20 journalistes experts en France et 3 bureaux en Europe

A lire aussi