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Métastases osseuses: espacer les prises d'acide zolédronique reste aussi efficace

WASHINGTON, 3 janvier 2017 (APM) - Les prises d'acide zolédronique (Zométa*, Novartis) peuvent être espacées toutes les 12 semaines au lieu de quatre sans nuire à l'efficacité du traitement, chez les patients présentant des métastases osseuses de cancers, selon une étude randomisée américaine publiée mardi dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).
La fréquence d'administration de l'acide zolédronique est habituellement de quatre semaines, mais cette fréquence a été établie "de façon empirique et non sur la base d'études comparatives ou de données pharmacodynamiques convaincantes", notent Andrew Himelstein du Cancer Center & Research Institute à Newark et ses collègues. Ce traitement pouvant avoir des complications (ostéonécrose de la mâchoire, néphrotoxicité, hypocalcémie), il pourrait y avoir un intérêt à espacer les prises afin de diminuer l'exposition au médicament.
Des études avaient déjà montré qu'après une période de neuf à 15 mois avec un espacement toutes les quatre semaines, passer à une fois toutes les 12 semaines était aussi efficace que rester à quatre semaines. Les chercheurs ont conduit une étude pour évaluer un traitement commençant d'emblée avec l'espacement de 12 semaines.
Ils ont randomisé 1.822 patients souffrant de cancers du sein ou de la prostate ou de myélome et ayant des métastases osseuses entre l'acide zolédronique administré toutes les quatre ou 12 semaines, durant deux ans.
Le risque d'événement osseux (fracture clinique, compression médullaire, radiothérapie osseuse ou chirurgie osseuse) était similaire dans les deux groupes: 29,5% pour le groupe "quatre semaines" et 28,6% pour le groupe "12 semaines".
Ainsi, l'efficacité n'a pas été altérée par un allongement de l'espacement des prises et cette modification posologique "pourrait constituer une option acceptable", commentent les auteurs. En revanche, alors que l'un des objectifs était de diminuer le risque de complication, il n'y a pas eu de différence d'incidence de l'ostéonécrose de la mâchoire ou d'altération de la fonction rénale.
(JAMA, 3 janvier, vol.317, n°1, p48-58)
fb/san/APM

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